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Bulletin N°60
de SOS PARIS

Editorial du Président

 

Bulletin N°60

 

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1,50 €

ISSN 0997 – 3028

Directeur de la publication

Olivier de MONICAULT

EDITORIAL

C’est en 1774 que pour la première fois l’Abbé Grégoire a utilisé dans un rapport destiné à la Convention le néologisme « Vandalisme » pour stigmatiser la destruction du patrimoine monumental en France. En 1958, reprenant ce terme, l’historien Louis Réau a écrit une magistrale HISTOIRE DU VANDALISME récapitulant tous les monuments de l’art français détruits au fil des ans. Si certains furent remplacés par de nouveaux édifices (les cathédrales gothiques furent construites sur les fondations des cathédrales romanes !), la plupart hélas furent abattus par volonté de détruire pour détruire, par appât du gain, par perte d’affectation et manque d’entretien, ou tout simplement par bêtise.

 

Trente cinq ans plus tard, en  1994, ce livre dont je ne saurais trop conseiller la lecture a fait l’objet d’une réédition dans la collection Bouquins. Michel Fleury  (secrétaire général de la Commission du Vieux Paris) et Guy Michel Leproux l’ont alors enrichi d’un copieux chapitre complémentaire de plus de cent pages pour fustiger les nouvelles atteintes au patrimoine pendant les premières décades de la 5ème République. Le bilan pour Paris était particulièrement consternant : la disparition des Halles, la prolifération des tours, la destruction d’édifices d’intérêt majeur (théâtres, hôtels particuliers…), les faubourgs défigurés, la voie sur berges, l’asservissement de Paris à l’automobile…la  liste n’est pas limitative. C’est d’ailleurs pendant cette période et pour tenter de s’opposer à cette furie dévastatrice que fut créé il y a trente ans SOS PARIS.

 

Et aujourd’hui qu’en est-il ? Peut-on être raisonnablement optimiste ? Le vandalisme appartiendrait-il au passé ? La réhabilitation et la protection de certains quartiers, la restauration de nombreux édifices, la création de nouveaux espaces verts, l’intérêt porté au patrimoine par l’opinion qui trouve son écho dans les médias, le succès des journées du Patrimoine, les déclarations lénifiantes des autorités, tout tendrait à justifier une certaine confiance et à endormir la vigilance des défenseurs de Paris.

 

Nombreux sont ceux qui pensent que tout danger est maintenant écarté et qu’aucune menace vraiment sérieuse ne pèse plus sur Paris : les bâtiments classés Monuments Historiques ou protégés par la Ville  dans le cadre du PLU seraient définitivement sauvés, les quartiers protégés pleinement à l’abri, la construction de tours irrévocablement abandonnée. Seules quelques constructions mineures et de faible  intérêt artistique risqueraient d’être sacrifiées. Alors pourquoi s’inquiéter ?  Comme me le disait récemment quelqu’un à propos de la destruction des Halles de Baltard : « Aujourd’hui cela ne serait plus possible ».

 

Comment partager cet optimisme ? L’expérience montre qu’en France on commence par détruire et qu’ensuite on regrette et on jure qu’on ne recommencera plus ! Les menaces sur le Paris que nous aimons, pour être différentes de celles du passé, n’en sont pas moins présentes même si elles peuvent parfois paraître moins spectaculaires et s’avérer plus insidieuses (le façadisme par exemple). Le manque de terrains constructibles dans le Paris intra-muros, l’appât du profit, le dogmatisme de ceux qui veulent imposer sans discernement la modernité, tout concourt à faire pression.

 

Nous constatons que la possibilité de construire des tours est à nouveau évoquée, les quartiers haussmanniens mal aimés sont menacés ou défigurés, le charme des petites rues, impasses et cités se heurte aux projets de construction des promoteurs, le patrimoine hospitalier est menacé, les églises sont mal entretenues, le Bois de Boulogne risque d’être amputé une nouvelle fois, l’Administration continue de mutiler les bâtiments qu’elle occupe au nom de la rentabilité ou saccage leur environnement au nom de l’expression contemporaine…Je pourrais prolonger la liste.


Par ailleurs, des grandes opérations remodèlent Paris : ZAC Rive gauche, Batignolles…C’est l’avenir de Paris qui est en cause, cela mérite toute notre attention et notre vigilance. Quant aux multiples problèmes touchant à la qualité de la vie, ils sont loin d’avoir trouvé une solution même partielle (circulation, pollution, propreté).

 

Nos adhérents ne doivent pas se démobiliser : SOS PARIS a besoin d’eux. C’est par leur nombre qu’ils donnent à notre association sa représentativité ; nous leur demandons de faire preuve de prosélytisme et de nous adresser de nouveaux membres partageant leur amour de Paris, sinon notre association se réduira comme une peau de chagrin. Par la régularité  de leurs cotisations, ils lui assurent les moyens financiers qui lui sont indispensables. Certains de nos adhérents ont la fâcheuse habitude de régler leur cotisation avec retard et de ce fait payer un an sur deux ! Nous avons nous aussi nos intermittents ! Il nous semble que le montant peu élevé de notre cotisation ne justifie pas cet artifice ! Notre cause  mérite mieux que cela.

 

Adhérer à SOS PARIS ce n’est pas s’abonner à un journal mais manifester son attachement à une certaine conception de Paris, que ce soit sur le plan patrimonial ou sur le plan de la qualité de vie, c’est refuser de subir passivement notre avenir de Parisien.

 

Olivier de MONICAULT

 

 

 

 

 

 

AU FIL

DES QUARTIERS

1er arrondissement

 

Le premier arrondissement reste à l’avant-garde !

IMPRESSION D’UNE PARISIENNE.

A deux pas du Palais-Royal, déjà doté des colonnes de Buren, s’élève l’îlot des Bons Enfants* composé d’un ensemble architectural peu remarquable, surtout lorsqu’il est voué à abriter les bureaux du Ministère de la Culture et de la Communication. Il y a dix ans, les architectes Francis Soler et Frédéric Drouot ont remporté le concours pour la transformation de l’ensemble.

Au fil du temps, lorsque j’ai aperçu l’installation d’une structure en métal gris, j’ai pensé au montage d’un trompe l’œil en attendant l’achèvement de cette rénovation . Depuis, j’ai appris qu’il fallait voir là l’élément décoratif du bâtiment. J’apprends maintenant que certains croyaient voir ainsi une certaine expression de l’Art Nouveau. L’architecte vient de rétablir l’origine de l’inspiration :  le motif est emprunté à une œuvre de Julio Romano, collaborateur de Raphaël, mais sa transposition à Paris a vu le dessein « dériver », « s’est laissé découper, se déformer » pour devenir « une œuvre par défaut ». Et côté cour, dans la rue des Bons Enfants, la création d’un sous-bois analogue à ceux que l’on trouve en Nouvelle Zélande ne manque pas de surprendre une Parisienne de plus de cinquante ans !

Monique AMY

* Cf articles de Louis Goupy dans les numéros 45, 50 et 56 du bulletin

 

 

DUPES, TROMPES, ROULES.

LE SCANDALE DU MUR DES FOSSES JAUNES.

En Août 2003, à l’occasion des travaux de rénovation du Musée de l’Orangerie, un fragment de l’enceinte dite des « Fossés jaunes » avait été « retrouvé ». Après avoir déclaré que ce mur ne lui paraissait pas digne d’être conservé et devait être sacrifié au projet plus prioritaire de l’extension du musée, Monsieur Aillagon, alors Ministre de la Culture, devant la mobilisation de l’opinion, avait constitué une commission pour étudier le problème et finalement annoncé officiellement à  la presse que 41 mètres du mur sur 55 mis à jour seraient conservés  afin de mettre en valeur cette importante découverte archéologique et la rendre accessible au public.

Nous avons eu la naïveté de faire confiance à la parole du Ministre et avions salué dans notre bulletin de mars 2004 ce succès (partiel) nous réjouissant que notre action conjointe avec l’association du Paris Historique ait abouti à une solution raisonnable conciliant conservation du mur et extension en sous-sol du musée.

Nous avions déploré au cours de l’année 2004 l’opacité entretenue par les pouvoirs publics sur le déroulement du chantier . Nous apprenons aujourd’hui par la presse et sans qu’aucune information préalable ait été donnée, que seuls 19 mètres seront conservés et que de surcroît l’ensemble des vestiges a été démonté.

Nous sommes scandalisés de constater que le nouveau Ministre de la Culture revient finalement à la position initiale de son prédécesseur, la démolition. Il fait table rase non seulement de l’avis de la commission qui fut en son temps réunie avec grand battage publicitaire mais aussi des promesses de Monsieur Aillagon. Nous avons le sentiment d’avoir bel et bien été roulés.

La création de la Commission et les promesses de Monsieur Aillagon n’ont servi qu’à désamorcer les oppositions. Les Ministres se suivent poursuivant la même politique : l’élimination de ce mur des fossés jaunes qui gène leur projet muséographique. Nous nous souviendrons de cette duperie.

Olivier de MONICAULT

 

 

TUILERIES

Nos adhérents connaissent depuis des années notre indignation, celle des Parisiens, des amoureux de Paris, des riverains, devant l’état catastrophique du jardin des Tuileries.

Lors de sa création en 1990, nous avions adhéré à l’association « Défense des Tuileries » qui était parrainée par un certain nombre de personnalités dont Henri Cartier-Bresson. Démobilisé par le peu de réussite de son action, le 30 juin 2003, « Défense des Tuileries » vote sa dissolution , appelle ses membres à adhérer à la nouvelle association « les Amis des Tuileries » et lui verse ses fonds. De la « Défense des Tuileries » aux « Amis des Tuileries » il s’est passé beaucoup d’évènements qu’il n’est pas inutile de rappeler : En 1985, les forains envahissent de nuit les jardins avec d’énormes camions. L’Etablissement Public du Grand Louvre autorise alors l’installation de salons de plus en plus nombreux. En 1991, création de l’association « Défense des Tuileries ». En 1993, le Ministère de la Culture autorise les forains  à occuper le jardin pendant 10 ans. Le 30 juin 1994, victoire auprès du Tribunal Administratif : jugement qui sera cassé en appel par le Conseil d’Etat en 1995. Enfin, début février dernier, des représentants de la nouvelle association sont reçus par Monsieur Loyrette,  Président Directeur du Louvre, qui prend désormais en charge  la responsabilité du jardin. De cet entretien, il ressort que les forains ne seront plus autorisés à s’installer que deux mois par an, entre mi-juin et mi-août. Les salons et autres activités commerciales qui sont, dit Monsieur Loyrette,  un enjeu économique pour le Louvre,  seront limités à cinq mois. Les 21 jardiniers qui devront faire face à la fragilité du domaine, à la plantation de 50.000 plantes, entretenir les gazons d’ornement, feront désormais partie du corps des métiers d’art qui dépendent du Musée. De nouvelles signalisations avec panneaux d’explications culturelles et historiques seront mises en place.

 Les réactions des « Amis des Tuileries » ne se sont pas faites attendre. « Ce jardin n’a rien d’un parc d’expositions… Nous restons quand même très inquiets en voyant périodiquement des camions de 20 tonnes pénétrer dans le jardin, des pieux s’enfoncer dans le sol et des milliers de visiteurs supplémentaires envahir ce site classé ». Quel est l’état des arbres centenaires ? Nous réclamons une expertise.

Voici les coordonnées de l’ association : « Les Amis des Tuileries », siège social et correspondance : 205 rue Saint Honoré, 75001 Paris.

bulletin n°70

Geneviéve PAULTRE

TUILERIES

Nous avons été scandalisés d’apprendre qu’à la fin de l’année 2004, Marcel Campion, Président des Forains, avait été décoré de la Légion d’Honneur, et devinez par qui ? Par le Ministre de la Culture en personne ! Marcel Campion, le fossoyeur des Tuileries, le maître chanteur de la grande roue, on croit rêver…

Louis-Edmond GOUPY

Une photo sur la disquette « le rendez-vous annuel des forains »

                

2e       arrondissement

PLACE DES VICTOIRES

Honte au magasin « Von Dutch » dont les vitrines jaunes et noires, ignoblement racoleuses, déshonorent la noble maison au coin de la rue La Feuillade et de la Place des Victoires. Que fait l’ABF ?

Honte au couturier Kenzo, qui cèdant à la mode de l’affichage  géant (cf. Vuitton aux Champs-Elysées, le Musée du Luxembourg  etc…), a profité des travaux en cours dans l’immeuble  qu’il occupe, pour en masquer entièrement la façade.

 

GRAND REX

L’adoption du PLU par le Conseil de Paris a définitivement condamné le projet de parking indispensable à la transformation du grand  Rex en multiplex. Un amendement modifiant la largeur des voies d’accès qui aurait permis  la réalisation du projet a été retiré à la demande du Maire. L’hôtel Masson de Meslay sera probablement revendu et le complexe du grand Rex utilisé à d’autres fins. Le maintien du Rex en l’état et la conservation de l’hôtel Masson de Meslay étaient devenus depuis quatre ans un symbole pour les riverains et les associations. Leurs efforts et leur persévérance sont récompensés.

 

 

Louis-Edmond GOUPY

 

3 e arrondissement

 

UN HÔTEL EN CHASSE UN AUTRE

Il a été signalé que le projet d’hôtel Costes de la rue Pastourelle était abandonné mais la rue de Poitou qui la prolonge a vu l’ouverture d’un autre hôtel dans les deux immeubles qui forment l’angle de la rue de Saintonge, l’hôtel de charme décoré par Christian Lacroix. Nouvelle vocation touristique du quartier où les petits hôtels meublés cèdent le pas à des complexes d’une autre dimension.

La boulangerie qui occupait le rez-de-chaussée a  aussi disparu puisqu’elle sert d’entrée à cet établissement mais ses beaux « fixés sous verre » ont été restaurés et sa devanture a belle allure.

 

Robert BONNAUD

4 earrondissement

 

LES  VESTIGES  DE L’EGLISE  SAINT-PAUL

Il y a parfois de bonnes occasions de se réjouir. SOS PARIS, à trois reprises, a appelé l’attention des pouvoirs publics sur l’état lamentable dans lequel demeuraient les vestiges de l’église Saint-Paul située au 32 de la rue qui porte son nom. Or, à la grande joie des amoureux du vieux Paris, ces vestiges viennent d’être superbement restaurés par  les soins de la Ville de Paris. L’église fermée en 1790, vendue en 1796, a été démolie en 1799. L’église Saint-Louis du collège des Jésuites, rue Saint-Antoine, a recueilli son nom et s’appelle maintenant Saint-Paul-Saint-Louis. Subsiste une partie de l’étroite tour accolée au clocher maintenant disparu, dans lequel était l’escalier à vis qui conduisait aux cloches. Une des arcatures gothiques de cette tour, débarrassée de deux siècles de crasse qui la revêtait, réapparaît maintenant dans toute sa splendeur. Une plaque indiquant l’histoire de ces émouvants vestiges devrait être apposée non loin.

Christian MERIC

 

MENACE SUR LA RUE DE SCHOMBERG

Le Conseil de Paris, dans une séance d’octobre 2004, a approuvé le principe de réalisation des travaux de construction d’un gymnase et d’une salle de sports sur l’espace vert situé du 2 au 6 de la rue de Schomberg. Le Maire de Paris, est, par voie de conséquence, autorisé à déposer le permis de construire correspondant.

Cette décision est surprenante. On s’étonne qu’une municipalité qui a donné de multiples preuves de son attachement à l’environnement et à la  protection des sites, ait pu prendre une décision pareille. Cet espace vert est, en effet, attenant aux trois bâtiments d’excellente facture, construits en 1883 par l’architecte Joseph-Antoine Bouvard  (façades en briques de Bourgogne, réhaussées d’une frise décorative en couleur et serties de structures apparentes en fer, le matériau innovant de l’époque) pour les gardes républicains dont la caserne est toute proche. Or, les constructions projetées s’étendraient sur 80% de la superficie de l’espace vert, privant ainsi de vue et de dégagement 67 familles.

Dans les année 1990, l’OPAC a récupéré les immeubles et les a réhabilités. Il faut se féliciter que le bâtiment central, demeuré intact, ait été le 5 janvier 2005 classé à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Il faut également se réjouir que l’architecte des Bâtiments de France chargé de ce secteur ait donné un avis défavorable à ce projet en raison d’une mauvaise implantation volumétrique des bâtiments projetés. De même, la proximité d’édifices aussi exceptionnels  que la bibliothèque de l’Arsenal ou la caserne des Célestins entraînera selon toute vraisemblance, comme il faut l’espérer, un second avis défavorable au titre des abords et du site. Cette série de mesures devrait inciter le Maire de Paris à abandonner ce projet abscons.

Christian MERIC

Une photo envoyée à part de Christian Méric «  rue Schomberg »

 

5 e arrondissement

 

 

 

                                     6e arrondissement

 

RUE DU CHERCHE MIDI

Avec l’association « Cherche-Midi Qualité de Vie », nous nous étonnons de l’état dans lequel est laissé l’Hôtel de Choiseul Praslin, son jardin, son sous-sol. Cet hôtel situé à l’angle de la rue Saint-Romain et de la rue de Sèvres appartenait à la Poste. C’est maintenant le boulanger Paul qui en est propriétaire et qui voudrait le vendre. A suivre …

MUSEE ERNEST HEBERT

Même information donnée par C.M.Q.V Ce musée a été fermé en catastrophe en octobre. Il est en si mauvais état, nous dit-on, qu’il serait dangereux  de permettre des visites.

UN NOUVEAU PARASITAGE

Avec un certain nombre d’associations, nous ne cessons de nous élever contre l’affichage de photos sur les grilles du Luxembourg  (Bulletin N°53). Il n’est pas question de discuter de l’intérêt de ces photos, mais elles transforment une partie du jardin en enclos fermé. Pourquoi ne pas déposer les photographies sur des panneaux en face des grilles,  ce qui permettrait de satisfaire et les amoureux du Luxembourg  et ceux de la photographie.

Mais notre combat ne se limite pas à lutter contre cette nouveauté  que le Sénat, dans une de ses publications,  « Eté au Sénat 2004 » appelle « un art passant » ! Nous sommes heureux de citer l’excellente  association « Momus » dont nous sommes membres : « Le  jardin du Luxembourg  est classé, il ne peut donc  pas être traité comme un vulgaire  support … Nous déplorons que les façades  des monuments parisiens (Panthéon, Sénat et même certaines églises se couvrent d’affiches et de photographies devenant des supports politiques, idéologiques ou publicitaires ».C’est un sujet qui doit nous préoccuper et que nous continuerons à suivre…

MOMUS, Monuments, Musées, Sites Historiques, 13 Galerie Vivienne, 75002 Paris.

 

FEU LA BRULERIE (suite)

Lors d’une rencontre des associations du VIè  avec le Maire de Paris, nous lui posons une question importante : Comment la Ville de Paris a-t-elle pu perdre devant le Tribunal Administratif face au promoteur qui a obtenu tous les permis ? Malgré notre insistance, Monsieur Delanöe refuse de s’expliquer mais tient à nous rassurer : comme  nous, il est très attaché à la défense du patrimoine et des lieux de mémoire ! (N’habite-t-il  pas le VIè ?) Ajoutons qu’on peut constater que rien n’est entrepris et qu’on laisse la petite maison livrée  aux intempéries. Espère-t-on qu’elle s’écroulera tout à fait ? Mais le pire n’est pas toujours sûr…

 

RUE DE RENNES

Rien n’est décidé. Pourtant les écologistes de la Mairie de Paris poursuivent un beau rêve : faire de cette rue un « axe  symbolique », fermé aux automobilistes et aux vélos. Les trottoirs seraient élargis et des arbres plantés tout du long. La Mairie de Paris propose une étude sérieuse et un référendum.

 

1, RUE DE CONDE

Un cinéma de quartier « Les Cinoches » vient de fermer. Aucune information ne perce. Nous croyons savoir que des associations de défense des cinémas indépendants existent. Ces lieux de proximité fréquentés par les gens du quartier doivent être protégés. Ajoutons que la maison qui abritait les « Cinoches » est classée ISMH, façades et toitures.

 

DERNIERES NOUVELLES COMMUNIQUEES PAR LA MAIRIE DU VIè

- Ravalement de la cathédrale ukrainienne, rue des Saints Pères,

- rénovation du théâtre de l’Odéon jusqu’en  octobre 2005,

- avenir de la piscine  du Lutétia reconsidéré,

- lucernaire : rénovation des cinémas, théâtres, restaurants.

Dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau PLU, nous espérons obtenir ce que nous  souhaitons tous depuis longtemps : la création d’une ZPPAUP  (Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager). Cette zone comprendrait trois quartiers administratifs : Saint Germain des Prés, Monnaie-Beaux Arts et Odéon. Nous la nommons ZPPAUP Saint Germain des Prés. Ajoutons que cette zone permettrait, entre autres,  une meilleure  défense des commerces culturels, ce que nous réclamons en vain depuis des années.

Geneviève PAULTRE

 

LA DECHEANCE DE L’ECOLE DES BEAUX-ARTS

L’Ecole des beaux-Arts occupe trois immeubles, quai Malaquais. Le 13, construit par Duban en 1862, le 15 (emplacement du petit hôtel de Chimay) et surtout le 17, ex-hôtel de la Bazinière ou de Bouillon – dit aussi de Chimay. Les façades de ces trois bâtiments sont dans un état lamentable et dénaturent le superbe alignement du quai dont les maisons privées ont été soigneusement ravalées. Or, s’il y a une institution qui devrait donner l’exemple, c’est bien celle des Beaux-Arts. Mais le Ministère dont ces derniers dépendent a l’air peu soucieux de l’entretien des locaux de cette célèbre institution. L’intérieur de l’école est dans un état plus lamentable encore. La cour du mûrier (ex-cloître du couvent des Petits Augustins) est délabrée ;  l’admirable grande salle construite par Duban est noire de crasse. Les débris de l’hôtel de la Trémoïlle  accrochés au mur de la cour d’honneur, s’effritent lentement. L’ensemble est poignant. Pauvre école des Beaux-Arts. On nous annonce une remise en état. Nous l’attendons de pied ferme et en suivrons les étapes avec attention.

Christian MERIC

 

TOUR MONTPARNASSE

Quand on constate la facilité  avec  laquelle s’effondrent sur elles-mêmes les tours de banlieue et des villes, jugées obsolètes ou dangereuses, on se prend à espérer que la tour Montparnasse connaîtra un jour le même sort. Souhaitons que ce jour soit proche.

Louis-Edmond GOUPY

 

 

7e arrondissement

ACTUALITES DANS LE 7è

MUR DE LA PAIX

Nous continuons notre combat pour son transfert mais nous nous heurtons – et il faut que cela se sache – à un véritable « lobbying ». M. Blanchecotte, à qui nous avons, avec quatre autres associations, envoyé un courrier fin Décembre, n’a pas, à ce jour, daigné  nous répondre.

DEMENAGEMENTS MINISTERIELS EN VUE 

L’Assemblée Nationale en profite pour s’étendre encore. Les bureaux libérés par le Ministère des Affaires Etrangères seraient repris par l’Assemblée Nationale. Celle-ci effectue également des travaux pharaoniques – on peut malheureusement parler de « façadisme »- sur l’ensemble immobilier situé 2 à 4 rue de Martignac (devant le square Samuel Rousseau) – 30 rue Las Cases – 33 rue Saint Dominique. A qui et à quoi serviront ces 5.580m2 de bureaux ?

D’autre part, nous avons appris que le pâté de maisons délimité par la rue de l’Université (21 à 25) – la rue de Montalembert (2) – la rue Sébastien Bottin (2) et la rue du Bac (29 à 31) a été vendu par le Ministère des Finances au groupe Générali. Les différents services administratifs qui occupent ces locaux devraient libérer les lieux  en Juin. Le ravalement de l’Hôtel de la Salle, inscrit à l’I.S.M.H., aurait dû  commencer au plus tard à la rentrée 2004 ; cette transaction a vraisemblablement ajourné l’exécution de ces travaux. Nous espérons que le nouveau propriétaire les fera effectuer sans tarder et qu’il reprendra à son compte les projets de restauration des décors intérieurs de l’Hôtel .

 

La parcelle, située 71 rue Saint Dominique – 38 bd de La Tour Maubourg, cédée par le Ministère de la Défense à la Ville de Paris, figure  sur la liste des « emplacements réservés en vue de la réalisation de logements sociaux ». L’immeuble, sans prétention mais joliment proportionné, sera-t-il conservé ? C’était, dans les années 1900, le bureau de recrutement du Gouverneur militaire  de Paris, souvenir pérénnisé par le café d’en face dont l’enseigne « Le Recrutement » n’a pas changé.

 

P.L.U

La Mairie du 7è a mis à contribution les Associations, et nous avons beaucoup travaillé sur le P.L.U., pour un résultat nul en ce qui concerne notre arrondissement : en effet, aucun des vœux émis par le Conseil d’Arrondissement, auprès du Conseil de Paris n’a été retenu.

En bref, nous n’aurons donc pas de piscine, pas de terrains de sport sur les quais bas de la Seine, pas d’établissement public pour la petite enfance ; les logements sociaux, construits ou réhabilités ne comporteront pas de logements intermédiaires. Nous avions demandé la protection, au titre de  « protection du Commerce et de l’Artisanat », pour la rue Clerc et le quartier du Gros Caillou : refusée. En ce qui concerne l’Espace Public, nous souhaitions le réaménagement des places de l’Ecole  Militaire, de Fontenoy et El Salvador : n’y pensons plus. Oubliés aussi les parcs de stationnement publics avenue Bosquet, et rue de Sèvres, à la hauteur de l’ancien Hôpital Laënnec. Rien n’est prévu pour le 12 rue Oudinot (procédure « d’abandon » en cours), même chose pour le Studio Bertrand.

 

Le Champs de Mars restera en l’état et, cerise sur le gâteau, servira de cadre  aux Championnats Internationaux de Beach-Volley – Grand Chelem de Paris - en Juillet de cette année : soient 11.000 m2 d’installations sur une surface de 3 hectares, et l’apport de 3.000 tonnes de sable pour les compétitions. Monsieur Delanoë, vous êtes vraiment obsédé par la plage.

 

Christine Fabre

UN RAVALEMENT QUAI VOLTAIRE

Un des prestigieux immeubles qui borde le quai Voltaire doit retenir toute notre attention. Il s’agit du N°27 (ex-hôtel du marquis de Villette) dans lequel Voltaire est mort le 30 mai 1778. Le ravalement de cette demeure historique dont le triste état faisait la honte du quartier depuis plus d’un demi-siècle, vient d’être enfin entrepris. Cet impressionnant retard réclame quelques explications. Les règlements relatifs aux ravalements sont-ils appliqués ? Y a-t-il des injonctions à ravaler de la part des services compétents ? Quelles sont les mesures prises vis-à-vis des propriétaires qui ne réagissent pas aux rappels à l’ordre ? Y a-t-il deux poids, deux mesures, les uns étant sanctionnés et les autres abandonnés à leur triste sort ? La ville devrait donner des réponses explicites à ces quatre questions.

Christian MERIC

 

 

 

 

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8e arrondissement

AVENUE GEORGE V

La Croix  Rouge française quitte son siège social situé au coin de l‘avenue George V et de la rue François Ier. Ce bel immeuble XIXè couvre un îlot entier au cœur du quartier des Champs Elysées.

Il est sous la menace d’une opération de façadisme qui risque de se traduire par la destruction d’un grand escalier sur cour et l’aménagement de plateaux de bureaux sur toute la surface de l’immeuble. Mais le projet ne s’en tient pas là : il ne conserverait pas les façades en leur état  et les défigurerait par une transformation radicale des rez-de-chaussée et premier étage et la surélévation des combles sous une forme architecturale contemporaine. Il ne resterait que quelques étages de la façade d’origine pris en sandwich entre des architectures contemporaines agressives.

Opération à suivre de près si on veut éviter une nouvelle atteinte à la cohésion de ce quartier qui a déjà subi, notamment sur l’avenue des Champs-Elysées, bien des vicissitudes.

 

Olivier de MONICAULT

9e arrondissement

 

 9 PLACE PIGALLE

Le projet controversé du 9 Place Pigalle  (voir nos précédents numéros) va finalement être réalisé : on nous annoncait la construction imminente du bâtiment en décembre, puis en janvier, mais aucune pierre n'a encore été posée.... Il y a eu plusieurs versions, la première datant déjà d’avant l'arrivée  de l'ABF actuel. Les photos permettent de se rendre compte que même si la nouvelle construction reprend presque exactement la silhouette de l'ancienne (qui était assez laide et en mauvais état), elle tranche avec toute l'architecture environnante : ainsi, sa  surface  est en pierre lisse avec des fenêtres en saillie sans aucune décoration.

 

Pour ce qui est de l'utilisation qui sera faite de l'immeuble, l'association "Les Amis de la Nouvelle Athènes" (http://aminouve.free.fr) continue à œuvrer auprès de la Mairie du 9ème

et le Conseil de Paris pour que soient préemptés les deux derniers étages afin d'y loger un espace culturel, au lieu de bureaux ou appartements de luxe. Pour l'instant, la seule trace du passé de ce lieu emblématique reste le nom du restaurant prévu au rez-de-chaussée ;

celui-ci sera baptisé "La Nouvelle Athènes", tout comme le fameux établissement qu'il remplace et qui accueillit en son temps de nombreux intellectuels et artistes tels que Monet, Manet, Degas, Toulouse-Lautrec et tant d'autres.

 

Il ne nous reste qu'à espérer qu'un meilleur sort sera réservé au numéro 11 si d'aventure il était vendu (c'est le "Folies Pigalle" sur la photo; il appartient à la même propriétaire que le 9). Il est vrai que le 11 est en bon état et pourra être reconstruit à l'identique. Gardons

l'espoir !

 

 

Jan Wyers

Place Pigalle : 2 photos  1) photo Pigalle destruction légende : « ce qui a été détruit »

                                  2) photo Pigalle projet : « le projet controversé »

 

 

 

10earrondissement

 

 

 

 

11e arrondissement

 

 

12earrondissement

ANTENNES

Attention aux implantations d’antennes de téléphonie sans fil. Les opérateurs ayant des difficultés à trouver des immeubles volontaires pour les accueillir malgré la rémunération offerte, présentent maintenant des dossiers « limites ». Par exemple, proposition d’implantation sur un immeuble de sept étages face à un autre de onze étages ce qui situerait l’émission à une trentaine de mètres de la façade de ce dernier sans tenir compte ni des dommages sanitaires possibles ni des dommages esthétiques évidents. Nous avons constitué un comité de défense du quartier Fabre d’Eglantine qui a recueilli 400 signatures d’opposants à un tel projet situé 7, rue Fabre d’Eglantine. Pour le moment, le propriétaire de l’immeuble dit qu’il a retiré son accord mais l’opérateur dit le contraire. A suivre.

Guy LESEVE

 

13 e arrondissement

LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DANS LA ZAC PARIS RIVE GAUCHE

POUR OU CONTRE : That is the question ?

1)  POUR : lorsqu’en 1991, la Ville  décida de créer une ZAC le long de la Seine sur un territoire de 130 hectares, le but avancé était le rééquilibrage de l’emploi tertiaire dans l’est parisien par la construction de 900 000 mètres carrés de bureaux.  Ce louable projet fut vite démenti par les faits : jusqu’en 1996, la SEMAPA, aménageur, ne trouva pas le moindre client privé. Par contre, désireuse de regrouper ses services dispersés dans Paris, la Caisse des Dépôts et Consignations manifesta son intérêt et acheta plusieurs parcelles, sur le quai d’Austerlitz, à un prix très avantageux. Au fil des années et des ventes,  nous constatons qu’ à ce jour 80% des immeubles de bureaux construits sont occupés par des Ministères et des services de l’Etat ou ex-services publics, à savoir :

       -    Ministère des Sports

-     Réseau Ferré de France (SNCF)

-            Transpac (Télécommunications)

-     Altadis ( ex régie des Tabacs)

-     Les Caisses d’Epargne

-     L’ URSSAF,

en attendant l’Université de Paris VII,  l’INALCO et l’Ecole d’Architecture du Val de Seine.

Il fut également question d’y implanter le Ministère de l’Intérieur, la Préfecture de Région et le siège du Conseil régional !

Vu sous cet angle, le projet d’y construire le Tribunal de Grande Instance peut être considéré  comme «  la cerise sur le gâteau » !

2) CONTRE Ce projet, comme celui de l’architecte  Pierre  Gangnet, condamne la Halle Freyssinet. Pour paraphraser un certain Bâtonnier : « entre le tronçonnage de Gangnet et la construction du TGI, c’est choisir entre la peste et le choléra » !

En effet, les fonctions du TGI requièrent 100 000 mètres carrés de surface constructible, plus un aménagement environnemental particulier dans un terrain  au dénivelé  important, entre la dalle qui recouvrira  les voies et la rue Louise Weiss. Une erreur urbanistique qu’on regrettera sûrement dans l’avenir.

Odile Stassinet

 

 

14earrondissement

26 AU 30 RUE DE LA TOMBE ISSOIRE

Le BMO du 25 juin 2004 a publié pour cette adresse une demande de permis de démolir ainsi libellée : « démolition d’un bâtiment à rez-de-chaussée sur cour (habitation) et deux murs pignons côté rue à démolir : 20 mètres carrés-recevabilité 9-06-2004 ».

Il s’agit bien entendu du feuilleton de la ferme de Montsouris, avec à l’affichage et donc toujours bien visible une autorisation du Ministère des Affaires Culturelles du 24 novembre 2003 pour des « travaux de fondations en vue de protéger la carrière de Port Mahon  (classée) avant construction de six bâtiments et restauration de l’existant » !

Rappelons en effet qu’après une condamnation aux dépens sur son référé préventif le 4 avril 2003 le promoteur, la Soférim, obtenait pourtant dès le 4 mai suivant de la Préfecture d’Ile de France l’autorisation pour des travaux sur le monument historique !

Las, le permis déposé lui était refusé en mars 2004 par la Ville qui s’était déjà jointe aux associations  dans la phase judiciaire précédente. Dans le fil de cette décision saluons l’inscription de la ferme comme «  Patrimoine Ville de Paris » au PLU. Reste à connaître la portée d’une telle inscription.

On n’en est certainement pas au dernier épisode de ce feuilleton engagé dès 1991, mais le libellé de cette demande de permis de démolir, certes déjà ancienne, doit retenir l’attention en ce qu’il révèle un changement d’approche de la part du promoteur, par « grignotage », puisque y est visée la seule extrémité sud de la parcelle, au delà de la porte charretière, où subsiste un  petit bâtiment sur rue d’un étage, entièrement muré et enclavé entre les deux murs pignons mentionnés. Quant à la partie sur cour, il est devenu impossible d’en apprécier l’état depuis que celle-ci a été interdite d’accès, le passage sous la voûte d’entrée étant obstrué par  une  palissade derrière laquelle le promoteur aurait déjà, selon la presse, entrepris des travaux de terrassement dommageables. Or la cour recouvre probablement l’aqueduc gallo-romain  qui alimentait les thermes de Cluny, voire un morceau de la voie romaine qui permettait d’accéder à Lutèce.

Jean-Claude MOMAL

 

 

15earrondissement

BREVES

1 ° La saleté des rues ne recule pas, bien au contraire.

2 ° En attendant le tramway, tant désiré par les écolos et leurs épigones, les travaux, sans doute nécessaires, rendent la circulation à peu près impossible  à certaines heures et nul ne peut avancer une date précise pour leur terminaison.

3 ° L’institution des « Quartiers », paraît à l’expérience, une bonne chose. L’assistance aux réunions est nombreuse et les représentants de la mairie  locale sont aimables et assez souvent compétents.

4 ° L’ « aire  verte » qui sera délimitée  à l’est par la rue de la Croix Nivert et à l’ouest par la rue de Lourmel sera interdite au stationnement, sans que soit autorisée la construction de nouveaux parkings à la périphérie, comme le demande le maire local, mais, jusqu’ici, apparemment sans succès.

5 ° Bien que le XVè soit, pour l’instant épargné, on doit déplorer le mauvais goût qui envahit les autres arrondissements de Paris. Le parfait kitch paraît atteint avec les horribles enseignes lumineuses « Paris 2012 ». Passe encore qu’on les ait collées sur l’Hôtel de Ville, mais sur la Tour Eiffel   (déjà fort bien éclairée), et surtout sur la façade de style antique du Palais Bourbon, on bat tous les records de vulgarité.

Claude LACHAUX

 

 

 

16earrondissement

 

LE BOIS DE BOULOGNE

Dans le bulletin précédent, nous avions fait part de nos inquiétudes concernant le sacrifice demandé au Bois de Boulogne pour les Jeux Olympiques ; cette menace constitue une atteinte de plus sur un bois déjà grignoté  à de multiples reprises et envahi par l’automobile.

4 photos 1)154913 « le Bois est déjà agressé par des tours »

               2) 154916 « parking et poubelles »

               3)154910 « Le Bois est devenu un parking permanent »

               4)154918 «  vision idyllique du Bois »

 

 

 

17earrondissement

 

L’AMENAGEMENT DES TERRAINS DES BATIGNOLLESEn sus de l’idée de la mise en place du village  olympique et de la création d’un parc traversant, nos élus ont eu l’idée de regarder au-delà du périphérique pour relier les banlieues de Saint-Ouen, Clichy ou Saint-Denis.

Ainsi Paris et Saint-Ouen sont voisines sur 2300 mètres et dotées toutes deux d’une municipalité de gauche. En 2003, les maires ont signé un protocole de coopération. Paris se décidait enfin à regarder de l’autre côté de ses murs !

Oui, mais  quand il s’agit de l’environnement, de la nature ou des transports, les décisions paraissent se prendre comme d’habitude sans vraie concertation.

Le protocole de 2003 fait état du « boulevard  urbain dit de Clichy », en réalité il permet au flux des voitures de sortir de l’A15 à Gennevilliers pour rejoindre le 17è arrondissement. Le flux est estimé à 2800 voitures par heure de Gennevilliers (en passant par le boulevard Victor Hugo) à Saint-Ouen.

Le départ des sociétés Total et Labinal permettrait d’envisager une coulée verte reliant le futur parc des Batignolles dans le 17è à la Seine au Nord de Saint-Ouen, en passant par la porte Pouchet. Cette perspective a été exprimée au cours du CICA (Comité d’Initiative et de Consultation d’Arrondissement)  du 7 janvier 2005 à la mairie du 17è par la représentante de l’association Friche en Ville. Or nos édiles sont plutôt favorables au tout béton se réservant de reconquérir les nouveaux espaces de verdure en requalifiant les espaces mineurs et délaissés (les dessous du périphérique) !

Monique AMY

 

18earrondissement

 

 

19earrondissement

 

20earrondissement

LE PERE LACHAISE

 

Concernant notre article sur le  cimetière du Père Lachaise nous pouvons espérer qu’il a eu un certain écho puisque la partie nord de la nécropole a été nettoyée et balayée avec soin. A quand le même effort dans la partie sud  et particulièrement dans la partie « romantique » et la partie protégée ? Bien entendu, nous continuons à suivre de près ce qui sera fait concernant les exactions et les vols.

 

LES  COLONNES DU TRONE

Les colonnes du trône que nous avions signalées comme devant être rénovées ne le seront pas avant longtemps semble-t-il. En effet, le coût estimé étant de 3,2 millions d’euros par colonne et la Ville consacrant ses budgets à autre chose qu’à la préservation du patrimoine, une des entrées principales de Paris et sans doute l’une des plus belles et des plus symboliques subsistera avec des barricades en tôle couvertes de graffitis.

 

Guy LESEVE

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LE MOT DU TRESORIER

Peut-être la lecture des extraits du dernier rapport financier publiés dans notre bulletin du mois de juin dernier vous a-t-elle rassurés sur l’état de nos finances et laissés, l’été venu, perdre de vue l’accomplissement d’une formalité dont nous savons bien que le seul avantage fiscal ne suffit pas à la rendre plus impérative.

Cette amélioration, qui ne pourrait qu’être passagère à défaut de renouvellement des concours extérieurs l’ayant permise, ne saurait cacher que notre relative bonne santé du moment n’est qu’une rémission dans une longue maladie dont souffrent toutes les associations.

Certaines, à nos yeux, par leur objet, devraient y être moins exposées que d’autres, et nous avons la faiblesse de penser que tel est le cas de SOS  PARIS dont la raison d’être et le rôle s’avèrent encore plus essentiels aujourd’hui où notre ville voit se profiler tant de projets touchant directement le cadre de vie de ses habitants sans que ceux-ci aient toujours la capacité de se faire entendre.

Pour conserver cette capacité, dont votre bulletin est une expression, il importe d’élargir  le cercle de nos sympathisants tout en veillant à ne pas laisser fléchir les fidélités éprouvées.

Cet élargissement et cette fidélité sont les gages mêmes de notre audience.

Jean-Claude MOMAL

 

 

 

LA  REALITE  DEPASSE  LA  FICTION

Ou habitent les célèbres défenseurs des tours dans Paris ? Jack Lang, place des Vosges, Jean Nouvel, boulevard Saint-Germain, Madame Pompidou, quai de Béthune, Monsieur Delanoe, rue de Sèvres etc… Faut-il en rire ou en pleurer ?

 

RECTIFICATIF

Dans l’article sur le 2e arrondissement, page 2, 4e colonne de notre dernier bulletin, il fallait lire « le salon de la Marquise de Lambert à l’hôtel de Nevers » .

 

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URBANISME

CONFERENCE SUR  LES  HALLES  au Pavillon  de l’Arsenal  le 14  février 2005. 

David Mangin de l’agence  Seura, après avoir gagné « en partie  » le concours pour l’aménagement des Halles est venu reparler de son projet  devant un  public attentif (l’ambiance  n’étant plus à la polémique peut-être momentanément ! ).

Il  a donné des explications sur  sa stratégie urbaine et sur les différentes hiérarchies  qu’il a dû prendre en considération  puisqu’il  fallait   traiter en même temps l’échelle du quartier (dans son ensemble), l’échelle  riveraine  (les habitants)  et l’échelle  métropolitaine (sous-sol).

Avec de beaux graphiques colorés nous avons vu un paysage idyllique constitué

de voies piétonnes et d’un beau parc (arbres  actuels conservés si possible ! ) sur lequel s’ouvrait  la Bourse du Commerce  (les pavillons Willerval   disparaissant  par enchantement).

La tâche de Mr Mangin est gigantesque, car son travail d’architecte coordinateur consiste notamment à traiter dans le cadre d’une ZAC :

- la  requalification du jardin,

- des accords qui ne vont pas être faciles avec les partenaires  privés du sous-sol,

- l’évolution de l’îlot  Berger  (relations avec le groupe Accor),

- le cahier des charges de nouveaux concours d’architecture,

-le problème de sécurité des transports en sous-sol.

Que va-t-il  vraiment  se passer ? Quand ? Comment ? Les journalistes  ont encore de beaux jours  devant eux.

MC de Maneville

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DES LIVRES

SOCIOLOGIE DE PARIS

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. La  Découverte, 2004, 121 p.(Repères),7 euros.

Ce couple de sociologues a, depuis 1989,  publié  des ouvrages remarqués « Dans les beaux quartiers », « Quartiers bourgeois, Quartiers d’affaires  » et, en 2001, « Paris mosaïque ».

Cette fois-ci, dans un petit ouvrage très concentré et tout à fait passionnant, ils se penchent sur le problème de la cherté de l’immobilier. Paris  risque  de devenir de plus en plus réservé aux populations  très ou relativement fortunées.

Ils  commencent par une lecture de la topologie de Paris  encore marqué par la rémanence des fortifications qui ont assuré sa défense, évoquent ce qu’ils appellent l’escargot des arrondissements, que l’on parcourt du 1er au 20è , en suivant une ligne continue qui s’éloigne du coeur de la capitale.

Ils  donnent une description  souvent amusante de la composante des populations qui occupent les différents quartiers  ainsi que les changements d’atmosphère de certains arrondissements. Les relations avec la banlieue qui mêlent rupture  et continuité et le fameux  débat sur la mixité sociale occupent les deux derniers chapitres.

 

JARDINS PARISIENS A LA BELLE EPOQUE.

JP Brighelli, Editions du Patrimoine, 2005, 158 p, Photos, 30 euros.

Pour les nostalgiques et les inconditionnels du Jardin du Luxembourg  et du Jardin des Plantes, voilà un livre  merveilleux avec des photos des trois frères Seeberger  réalisées avant 1914. Ce livre est très supérieur aux habituels livres qui reproduisent des cartes postales anciennes.

 

LUTETIA

Pierre  Assouline, Gallimard, 2005, 438 p. 21 euros.

Il s’agit du grand et unique palace de la rive  gauche. Il est le centre d’un roman inspiré  de faits réels dont l’action se situe aux heures tragiques du Lutétia  entre 1938 et 1945.

Souvenez-vous… et lisez ce que vous raconte le détective du Lutétia, chargé de la sécurité des clients ; vous devriez passer un très bon moment.

 

 

 

EXPOSITIONS

MEMOIRES EN COULEURS DE LA GRANDE GUERRE : autochromes 1914-1918.

Arc de Triomphe,10h-22h jusqu’au15 mai.

Si vous n’avez pas souvent l’occasion de monter sur L’Arc  de Triomphe, profitez de cette merveilleuse exposition d’une centaine de documents  inédits en couleurs, pris  à l’arrière  du front,   sur lesquels les personnages posent obligatoirement  puisqu’il n’était possible que de réaliser  des plans fixes…

P.S. Vous avez intérêt à vous renseigner pour savoir si l’ascenseur fonctionne (284 marches). Ce ne sera pas facile, car personne au MOMUM n’est au courant. Félicitations !

 

LE  MUSEE CARNAVALET

Annonce d’une  exposition qui parait prometteuse ( du 9 mars au 12 juin).

AU TEMPS DES MERVEILLEUSES : La  société parisienne sous le Directoire et le Consulat

La scénographie de l’exposition s’organise  autour de l’évocation d’une des nouveautés les plus remarquables en matière d’urbanisme de la période du Consulat : le passage couvert.

 

 

Marie-Claude de MANEVILLE

 

 

DU NOUVEAU AU MUSEE D’HISTOIRE DE FRANCE.

Hôtel de Rohan, 87 rue Vieille  du Temple, 75003 Paris.

L’exposition « Napoléon(s) : de la propagande à la légende » qui se tient à l’hôtel de Rohan, mérite de retenir l’attention à plusieurs titres.

Le parcours suscite une interrogation sur l’élaboration d’une légende  et l’impact qu’elle peut avoir dans la mémoire collective.

La présentation originale présente des ambiances et des dispositifs différents pour chacune des trois parties : le mythe créateur de Napoléon, la mort du demi-dieu,  Napoléon créateur de son propre style.

Cette exposition servant aussi de test pour le parcours du nouveau musée de l’histoire de France, le public sera amené à se prononcer. Une visite s’impose donc pour donner votre avis !

Marie-Thérèse LEVASSEUR

 

  SOMMAIRE

 

ê Editorial par Olivier de MONICAULT

 

ê La vie des arrondissements

 

 

ê Urbanisme

 

 

ê Expositions

 

ê Livres

Par Marie-Claude de MANEVILLE

 

 

 

 

 

COTISATION 2005

BULLETIN D’ADHESION OU DE RENOUVELLEMENT

A renvoyer à SOS PARIS – 103 rue de Vaugirard – 75006 Paris

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Cotisations :  Membre bienfaiteur : à partir de 100 €.

                     Cotisation ordinaire : 35 € minimum.

                     Etudiants, sans-emploi, moins de 25 ans : 10€.

Association reconnue d’intérêt général : en application des articles 200.1 et 200.2 du Code Général des Impôts, 66% de vos versements à SOS PARIS sont déductibles de vos impôts, dans la limite où le total de vos dons annuels à des organismes de ce type n’excède pas 20% de vos revenus imposables.

 

 

 

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