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Bulletin 63 de SOS PARIS

Sommaire
Editorial
Au fil des quartier, du 1er au 9e
Du 10e au 20e arrondissement
Livres
Urbanisme
Expositions
Bas de la page

LE SCANDALEUX DESTIN DE L’HOTEL DE CHOISEUL PRASLIN

Pourquoi une fois de plus l’Etat s’est-il dessaisi de son patrimoine sans s’inquiéter de l’avenir ? Cet hôtel situé 111 rue de Sèvres dans
le VIè arrondissement, fut construit en 1732 par Gaubier pour la famille de Choiseul. A partir de 1768, il appartint à la famille de Saint-Simon. Après diverses vicissitudes au XIXè siècle, il fut acheté par l’Etat en 1886 pour y installer la Caisse Nationale d’Epargne. Après y avoir logé un éphémère musée postal, l’Etat s’en est désintéressé et l’hôtel est resté depuis des années dans un état de total abandon, le décor intérieur étant massacré et le jardin donnant sur la rue de Sèvres, devenant une friche agrémentée de béton. Et pourtant, les façades avaient été inscrites au titre des monuments historiques en 1926 et on attend toujours le classement prévu de l’édifice. L’Etat s’en est dessaisi sans se soucier de sa protection future et le propriétaire actuel maintient l’état d’abandon. Ce scandale au cœur d’un quartier historique dure depuis des années.

 

EDITORIAL
par Olivier de Monicault.

Parmi les multiples menaces pesant sur le patrimoine, il en est une particulièrement grave : la perte d’affectation (ou, ce qui revient au même, une nouvelle affectation inappropriée) point de départ de l’abandon d’entretien des monuments et à terme de leur destruction.
En vidant jadis les monastères de leurs moines, on a souvent condamné à la dégradation ou à la démolition des bâtiments conventuels faute de nouvelle utilisation satisfaisante ; c’est l’installation dès 1796 du Conservatoire des Arts et Métiers dans les locaux de l’abbaye Saint-Martin qui a permis de sauver partiellement ses bâtiments, l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés n’a pas eu la même chance.
De même, la cause principale de la démolition des Halles de Baltard fut le transfert du marché à Rungis et l’incapacité lamentable de trouver une nouvelle utilisation pour les bâtiments parisiens devenus alors sans objet.
Pareillement la déshérence qui a frappé les hôtels du Marais les a livrés au commerce, à l’artisanat, voire au squat. Souvenons-nous du triste état dans lequel était ce quartier il y a moins de cinquante ans avant l’action efficace des associations.
Certains monuments ont heureusement pu être sauvés, mais parfois tardivement et alors qu’ils étaient déjà mutilés, en retrouvant de nouvelles affectations soit culturelles (musées, bibliothèques…), soit administratives (ministères, bureaux, ambassades…). Le Musée d’Orsay a ainsi assuré la préservation d’une gare dont la démolition était programmée. Qu’en est-il aujourd’hui ? On pourrait citer de nombreux exemples scandaleux de lieux menacés faute d’affectation : le cinéma Louxor attend toujours un repreneur, la piscine Lutétia est désaffectée, l’hôtel de Choiseul Praslin toujours inoccupé est dans un état critique, le tracé du chemin de fer de ceinture est à l’abandon faute de décision sur son avenir, le Grand Palais vient d’être restauré à grand prix (on s’en réjouit) mais que va-t-on en faire ?…
Citons un exemple récent de réutilisation : le collège des Bernardins, un des plus beaux édifices gothiques de Paris, trop longtemps dégradé par la présence d’une caserne de pompiers, va retrouver avec l’installation de l’école Cathédrale un usage plus conforme à son passé prestigieux.

Essayons de tirer des enseignements de cette réflexion. Il ne suffit pas de lutter pour la préservation d’un bâtiment en s’opposant à sa destruction et en demandant des crédits, il ne suffit pas de le restaurer à grand prix, encore faut-il avoir un projet cohérent d’utilisation. Le Patrimoine n’est pas un objet d’archéologie à usage exclusif des touristes, il doit impérativement continuer à vivre.

 

AU FIL DES QUARTIERS
la vie des arrondissements

1er arrondissement

On reste confondu d’apprendre que l’Hôtel de Ville attribue une subvention de 36 000 euros à l’Association des Forains que préside Marcel Campion, le bourreau des Tuileries. Il paraît que le maire du 1er arrondissement verserait le double.
Qui démentira cette information divulguée par Bertrand Delanoë ?
Louis-Edmond GOUPY

2eme arrondissement

Le compte rendu du mandat du Maire pour les habitants du 2è arrondissement a été le théâtre d’une furieuse altercation entre les tenants du marché Montorgueil et ceux du nouveau marché de la rue Montmartre – les harengères des halles - fortes en gueule et pas bégueules - n’ont pas disparu ; on s’en réjouit !
Louis-Edmond GOUPY

3eme arrondissement

L’ENNUI NAQUIT UN JOUR DE L’UNIFORMITE

Ravalement du 41 rue de Bretagne. Qui pourrait s’en plaindre ? C’était vraiment nécessaire. Pourtant, on peut regretter le zèle du maître d’ouvrage qui a décidé de remplacer tous les garde-corps des fenêtres du bâtiment. Il est vrai que nombre d’entre eux avaient disparu ou avaient été remplacés par des appuis de piètre qualité, mais pourquoi ne pas avoir conservé les fers forgés du XVIIIè siècle qui étaient encore en place ? Pourquoi avoir effacé les traces de l’histoire et l’histoire de la maison ?

Robert BONNAUD

6eme arrondissement

EGLISE SAINT-SULPICE
Nous avons évoqué dans notre bulletin N°57 la restauration de l’église et de la tour nord. Le maire du 6è nous informe « qu’un vaste programme de restauration et d’entretien qui a débuté il y a une quinzaine d’années devrait se poursuivre jusqu’en 2012 ». Le chantier de la tour nord va faire l’objet d’un appel d’offres par la Ville. Il devrait débuter en 2006 et durer quatre ans et demi pour un budget de trente millions d’euros.
A suivre…

THEATRE DE L’ODEON
Dans nos bulletins N°52 et N°57 nous avions parlé de la réhabilitation de l’édifice. Ces travaux que nous avons toujours suivis et appréciés se terminent bientôt et la réouverture au public devrait se situer en 2006.

Geneviève PAULTRE

9eme arrondissement

RUE DE CAUMARTIN
Au 41 de la Rue de Caumartin se trouve cette "Station Opéra" à la façade étonnante construite par Paul Friésé début XXè.
Derrière se trouvent une station de redressement de la RATP (pour fabriquer le courant continu de 750 volts qui alimente le métro) et des bureaux, sans grand intérêt. Elle est en piteux état mais va être ravalée et repeinte pour mettre en valeur cet exemple intéressant d'architecture industrielle. Elle est classée ISMH, et on se demande bien pourquoi l'immeuble de l'imprimerie Chaix, Rue Bergère (voir plus loin dans ce numéro) ne l'est pas et ne bénéficie même pas de la PVP (Protection de la Ville de Paris) !

IMMEUBLE CALMAN-LEVY
Les inquiétudes dont nous vous avions fait part
concernant l'avenir de ce bel immeuble (voir notre précédent numéro) ont disparu : la restauration est très réussie et les bureaux ont déjà investi les lieux.
Malgré la présence de quelques échafaudages, on se rend bien compte qu’il a été tiré profit du bel ensemble de rayonnages en bois laissé en héritage par la maison d'édition.

 

"ESPACE CIVILISE"
Boulevards de Clichy
et Rochechouart.
Tout n'est pas mauvais autour de la place Pigalle (voir nos précédents numéros concernant le 9 de cette Place où le "bunker" prévu est maintenant en construction) : les deux boulevards qui la bordent ont été aménagés avec 4.5 hectares d'espaces verts et des pistes cyclables sur 1.6 kilomètre de longueur.
L'ensemble a été inauguré le 17 novembre par Bertrand Delanoë et Jacques Bravo, maire du 9e. D'autres espaces similaires sont en cours sur les Boulevards Magenta, Jean-Jaurès et sur l'Avenue de France. Cela n'est pas pour plaire aux automobilistes (les embouteillages sont en hausse) mais les bus vont plus vite et les cyclistes et piétons circulent le cœur plus tranquille...

ILOT BERGERE ET SAINTE-CECILE
Un "Espace Vert" pour un "Quartier Vert"?
Le 9ème est avec ses 25 cm2 (oui, vous lisez bien !) de jardins par habitant "l'arrondissement damné des espaces verts" (Nouvel Observateur, Septembre 2005). Le projet de la BNP dans l'espace classé "quartier vert" (i.e. à circulation automobile réglementée) entre la rue Sainte-Cécile et la rue Bergère ne va malheureusement pas dans le bon sens. Rappelons, pour mémoire, que le principe des « quartiers verts » voulu par la Mairie de Paris prévoit un rééquilibrage entre les modes de transport en faveur des piétons, des vélos et des rollers, et au détriment des voitures.
L'immeuble de l'imprimerie Chaix au 20 rue Bergère (un bel exemple d'architecture industrielle, hélas non classé, construit par Paul Friésé) va être partiellement détruit et
transformé en bureaux, seule la façade étant conservée, avec un espace vert non accessible au milieu et un parking souterrain de 100 places qui ouvre sur le 11 rue Sainte-Cécile. Un autre parking similaire avait déjà été construit juste en face, entouré de bureaux qui "bénéficient" du même façadisme. En d'autres temps, en 1958, l'Hôtel Le Normand de Mézières, situé derrière l'imprimerie Chaix sur la rue Sainte Cécile, avait déjà été détruit pour faire place à des bureaux.
Les riverains ont récolté 3000 signatures pour leur pétition, afin d’ éviter la construction de ce deuxième parking, modifier les accès et réserver un jardin "privé ouvert au public" au sein de l'immeuble Chaix classé ISHM, ce mini-jardin (400 m2) venant s'ajouter aux 18 de cette catégorie existant aujourd'hui à Paris. Le Journal de Paris du 1er novembre en donne la liste : notamment, le jardin Villemin près du Couvent des Récollets (10ème), ou le Square Alex-Biscarre de la Fondation Dosne-Thiers (Place St-Georges, 9ème).
Cette pétition est restée sans succès pour le moment, la BNP faisant la sourde oreille "pour raisons de sécurité et confidentialité". Certains journaux (Canard Enchaîné, Nouvel Observateur, Le Parisien) s'en sont émus. Pour appuyer cette demande, une manifestation a eu lieu samedi 3 décembre qui a réuni plusieurs centaines de participants. Le Maire du 9ème
était également présent. Des contacts récents avec la BNP nous ont laissé malheureusement très peu d'espoir d'avoir gain de cause dans cette affaire. Mauvaise nouvelle pour les enfants du 9ème.
Un peu plus loin, au 14 de la rue Bergère, l'immeuble (construit par Corroyer en 1881) qui abritait autrefois le Comptoir National d'Escompte de Paris fait aussi partie de cet ensemble. Il contient une salle de marché avec une belle verrière et une cage d'escalier intéressante. Cet immeuble est également affecté aux bureaux de la BNP.
Les trois grandes sculptures sur sa façade sont d'Aimé Millet (1882). La statue centrale représente la Prudence, et les deux autres la Finance (à gauche) et le Commerce (à droite). Y aurait-il là une valeur symbolique?

Jan WYERS

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10eme arrondissement

HÔTEL TITON
Situé entre la Rue du Faubourg-Poissonnière et la Rue d'Hauteville (Cité du Paradis), cet hôtel construit vers 1775 par Claude-Martin Goupy, architecte expert du roi, pour le marchand Maximilien Titon a perdu son jardin avec des fabriques, qui reliait les deux rues. L'hôtel a été surélevé deux fois au fil des années et abrite aujourd'hui des bureaux. Le corps de logis et la belle cour avec ses statues, ainsi que la cage d'escalier également classée, ont été récemment restaurés et l'ensemble va être converti en appartements. Un exemple d'une restauration heureuse.

LA MAISON BLANCHE,
26 Rue d'Hauteville.
Cet immeuble (ancien hôtel Bertin)
avait déjà été mentionné dans un précédent numéro (N° 55 décembre 2003) et nous avions des inquiétudes quant à la qualité de la restauration en cours. Malgré le façadisme dont a souffert le côté rue avec ses fenêtres métalliques et sa porte cochère condamnée, la cour intérieure avec ses statues et bustes a été très bien restaurée et le jardin à l’arrière correspond à peu près à l'image qui figurait sur les affiches pendant les travaux. Un établissement de soins psychiatriques va y être logé : La Maison-Blanche, qui dépend de l'institut de même nom situé à Neuilly-sur-Marne (94).

Jan WYERS
 

11eme arrondissement


ALERTE RUE BREGUET
ET RUE DU
CHEMIN VERT
La Poste occupe depuis des décennies, en limite du XIe et du Marais, des surfaces très importantes et totalement bétonnées. Elle a décidé de restructurer et doit mettre en vente quelque 13 000 mètres carrés. Situés à quelques centaines de mètres de la Bastille et compte tenu du prix du mètre carré dans ce quartier, il est évident que les acheteurs ne manqueront pas.
Sans l’intervention de la municipalité, ces espaces tant convoités seraient en main de promoteurs privés dont l’intérêt ne concorde pas forcément avec celui des habitants du quartier. Par exemple, nous devons veiller à la non extension du commerce du textile qui colonise déjà le quartier.
Un équilibre doit être à tout prix recherché entre les logements sociaux prévus par la Poste pour son personnel et le reste de la population. Un espace vert doit également venir aérer ces ensembles. L’architecture industrielle des bâtiments actuels doit bien entendu disparaître, mais nous demandons que les architectes reconstructeurs veillent à une harmonie entre le Marais si proche et le XIè.
Guy LESEVE
 

12eme arrondissement

LA CINEMATHEQUE

51 rue de Bercy, 12e

Cela a été très très long... Mais enfin l’ancien centre culturel américain bâti en 1993 par le célèbre Frank Gehry (musées Guggenheim) a rouvert ses portes rénové pour accueillir la cinémathèque créée par Henri Langlois en 1936 et la bibliothèque du film (BIFI).

Le lieu est très beau, mais il semble un peu étroit pour la richesse des collections.

Quant au musée permanent au sous-sol,
il n’a malheureusement pas la magie de l’ancienne présentation du palais de Chaillot et une fois de plus le propos ne semble pas très clair pour les non spécialistes de l’histoire du 7e art. (La première exposition temporaire Renoir - Renoir fut une grande réussite et on nous annonce pour plus tard une exposition Almodovar)

Marie-Claude de MANEVILLE
 

 

 

LE ZOO DE VINCENNES VA ETRE RESTAURE
Rappelons son statut particulier. En effet, le terrain situé dans le bois de Vincennes appartient à la Ville de Paris, mais l’établissement est géré par le Muséum National d’Histoire Naturelle. C’est, en conséquence, le ministère de l’Education Nationale qui a été saisi pour sa rénovation. Le parc zoologique de Paris créé en 1932 était menacé de fermeture en raison de sa dégradation. Le Muséum a choisi le projet parmi plusieurs présentés par des équipes constituées de zootechniciens, d’architectes paysagistes, de scénographes. Le projet retenu favorise une présentation par écosystèmes, avec toute leur biodiversité et vise à répondre à des objectifs scientifiques et éducatifs. Le projet sera présenté au public au cours de l’année 2006 et les travaux pourraient commencer en 2007. L’accueil du public devrait être maintenu pendant la durée des travaux.

Jeanne ROUX
 

13eme arrondissement

NON AU TGI A MASSENA RIVES DE SEINE Ce territoire entre le boulevard des Maréchaux et le boulevard périphérique est actuellement « un champ de betteraves » doublé d’une friche ferroviaire. Dans ces conditions, comment imaginer que le TGI (Tribunal de Grande Instance) soit « la locomotive architecturale » d’un futur faubourg parisien dont l’urbanisation a déjà été définie depuis trois ans par l’excellent architecte Yves Lion ? Le TGI étant un établissement départemental d‘Etat, sa symbolique n’exigerait-elle pas une position plus centrale ? En effet, si le même besoin de s’agrandir se manifestait un jour pour l’Hôtel de Ville de Paris, qui aurait l’idée de proposer un terrain au bois de Vincennes ou au bois de Boulogne, où il suffirait pourtant d’abattre quelques centaines d’arbres pour dégager un terrain constructible ? Par contre, le site de Tolbiac Sud offre plusieurs avantages, dont le principal est d’équilibrer le paysage urbain, en offrant un bâtiment prestigieux pouvant « dialoguer » avec la Bibliothèque Nationale de France de Dominique Perrault. De plus, l’utilisation de la Halle d’Eugène Freyssinet comme « salle des pas perdus », offre à la fois une très grande originalité dans la conception architecturale du futur établissement et la satisfaction de voir cette halle conservée dans sa totalité par la réutilisation d’un patrimoine industriel particulièrement intéressant, à l’instar des Grands Moulins de Paris, de la Halle aux Farines et de l’usine Sudac.
Il est d’ailleurs curieux de constater que la conservation des bâtiments industriels, mémoire des lieux de la ZAC, est due à des décisions de l’Etat ! Enfin, et cela est très important, l’Etablissement Public du Palais de Justice de Paris s’est engagé à ne pas modifier le programme urbain prévu par l’aménageur (logements, équipements publics et espaces verts, qui peuvent très bien se faire en partie sur dalle).
En conclusion, nous souhaitons très vivement que l’Etat se prononce en faveur du site de Tolbiac-Sud.
Odile STASSINET
 

15eme arrondissement

BATAILLE POUR UN PARKING Le Maire de Paris, c’est bien connu, n’aime pas les voitures automobiles. Et ses conseillers écolos encore moins. Aussi, le projet de « piétonnisation » de la célèbre et si bien nommée rue du Commerce les enthousiasme-t-il d’autant plus qu’il impliquerait la suppression de nombreuses places de parkings.
Les conseillers de l’opposition (majoritaires dans le XVè arrondissement), sans nier les vertus de la marche à pied, livrent bataille pour sauver le maximum de places de parkings. Ils évaluent les pertes à 356 places : suppression pure et simple de 70 places ; disparition en soirée « compte tenu du stationnement de fait des véhicules des deux côtés de la rue » de 140 places ; élimination enfin de 146 places du fait de l’étroitesse de la rue qui empêche les camions de pompiers de circuler. Ces pertes devraient être compensées, estiment-ils, par la création minimum de 300 nouvelles places. Or, la Mairie de Paris ne veut pas (à un horizon au reste très éloigné) en créer plus de 200 dans un nouveau parking rue Frémicourt, proche de la rue du Commerce. 200 contre 300 ! L’écart est déjà plus que sensible.
Mais ce n’est pas tout. La municipalité envisagerait de retenir le chiffre de 900 places de parkings pour le nouveau centre commercial de Beaugrenelle, qualifié de « gigantesque » par l’Association de Défense du Front de Seine, et dont on ne connaît pas encore précisément la surface de vente (voir bulletin SOS PARIS N°62).
Peut-être rien n’est-il définitivement acquis, mais, de part et d’autre, l’ordre de mobilisation a sonné et on fourbit ses armes.
Claude LACHAUX
 

16eme arrondissement

BOIS DE BOULOGNE
Lors de son compte rendu de mandat, Monsieur Delanoë a confirmé l’abandon de l’extension de Roland Garros avec la construction du « Dôme », stade de 15 000 places qui aurait occupé trois hectares du Bois de Boulogne. Nous nous en réjouissons mais nous demeurons toutefois très vigilants car l’expérience nous a hélas habitués au grignotage répétitif du Bois de Boulogne. Nous savons en effet que Monsieur Bîmes cherche à agrandir son stade…
D’autre part, le stade Jean Bouin sera entièrement rénové et destiné au rugby. Quant au Parc des Princes, des travaux sont également prévus pour créer un pôle sportif à l’ouest de Paris. Monsieur Delanoë ne semble pas avoir renoncé à revoir à la baisse certaines concessions du Bois de Boulogne sous prétexte de donner le maximum de bois aux Parisiens (trois hectares du Tir aux Pigeons).

PISCINE MOLITOR
Le projet de réhabilitation de la piscine Molitor serait de nouveau à l’ordre du jour ; trois solutions sont envisagées : la réhabilitation qui serait très onéreuse compte tenu de l’état du béton, un pastiche, une construction neuve.
Dans les deux derniers cas, il faudrait envisager un déclassement du bâtiment. Affaire à suivre, ce que nous faisons depuis déjà bien des années.
Enfin, Monsieur Delanoë nous a de nouveau affirmé que la Coulée Verte entre la gare d’Auteuil et la gare de la Muette est programmée pour cette année. A revoir sans doute l’année prochaine…

Martine LE MOUEL
 

17eme arrondissement

BATIGNOLLES Nous voilà bien loin des projets ambitieux qui ont précédé la décision sur les jeux Olympiques de 2012 et plus près des petits pas des lendemains qui déchantent. Rien de nouveau depuis juin 2005 date à laquelle la ZAC Cardinet Chalabre a été créée avec un parc de 4,3 hectares, une école, des logements sociaux et un parking de 400 places. C’est ce dont a rendu compte Bertrand Delanoë (compte rendu public de mandat du 7 novembre dernier) Pour le reste des 35,5 hectares… les pourparlers vont reprendre ! Il n’empêche que sur cette première tranche, un démarrage très partiel des démolitions est visible mais il n’y a encore aucun affichage du nouveau projet. Or l’école notamment devrait selon le maire ouvrir en 2007, alors que les terrains sont à dépolluer. Le débat sur le plan des déplacements à Paris a été engagé. Pour le XVIIe, la première réunion a eu lieu en mairie le 17 novembre 2005 et Monsieur Denis Baupin poursuit sa croisade dans tous les arrondissements. Au delà des arguments avancés pour diminuer la pollution, améliorer l’accessibilité de la ville pour tous, assurer la qualité et la beauté de l’espace de Paris, un nouveau questionnaire va être adressé à tous les Parisiens pour connaître leurs souhaits. On ne sait qui le recevra, mais on en connaît le coût, 150 000 euros !
Monique AMY
 

19eme arrondissement

BASSIN DE LA VILLETTE, UNE BELLE DEUXIEME VIE POUR LE PATRIMOINE INDUSTRIEL. Après l’ouverture fin septembre d’un deuxième cinéma, le MK2 quai de Loire, les travaux sur le bassin continuent. A ce jour, deux chantiers ont déjà démarré :

*Sur la place Stalingrad tout d’abord, en face de la rotonde, l’esplanade et les espaces piétonniers doivent être rénovés et réorganisés, ainsi que l’éclairage public renforcé, afin d’améliorer la circulation entre les deux quais.
Souhaitons que cette place vouée à l’abandon depuis quelques années devienne plus accessible après ces travaux !

*En ce qui concerne les anciens magasins généraux, le bâtiment restant (l’autre ayant été détruit dans un incendie en 1990) est en cours de réhabilitation.
Sont prévus des logements étudiants, des ateliers d’artistes, un restaurant, ainsi qu’une base nautique.
Le chantier d’aménagement du bassin prévoit également la reconstruction du bâtiment détruit, qui pourra accueillir un hôtel, une auberge de jeunesse et un restaurant et permettra de restaurer la symétrie première de ce bassin, ce que les deux cinémas MK2 ont d’ailleurs respecté (en s’installant dans 2 entrepôts briques et métal se faisant face, structures provenant de l’exposition universelle de 1878). Grâce à toutes ces améliorations, le canal devient un lieu de vie agréable et attractif. A noter également, le « bateau navette » mis en place par les cinémas pour relier les deux berges, en attendant la finalisation des travaux, et qui permet de passer d’un quai à l’autre, idée originale et plutôt amusante !

Hélène ESPIE

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LIVRES

LE PARIS DES LUMIERES,
D’APRES LE PLAN DE TURGOT.

Alfred Fiero et Jean-Yves Sarrazin, RMN, 2005, 144 p, ill. 39 euros.Très beau livre à offrir, qui a été édité pour l’exposition Paris 1730, citée plus loin.

C’est toujours avec ravissement que nous redécouvrons le plan de Turgot avec le dessin si minutieux et si précis des constructions de l’époque.

CHATEAUX ET CHATELAINS
Michel Pinçon et Monique Pinçon–Charlot, Carrière, 2005, 290p, index bibliographique, 19 euros.
Les siècles passent, le symbole demeure.
Nous vous avions déjà encouragés (n° 55) à lire des mêmes auteurs la Sociologie de Paris. Notre infatigable couple de sociologues spécialisés dans la radiographie des milieux bourgeois s’intéresse, cette fois, aux propriétaires de châteaux qui sont les grands défenseurs d’un certain patrimoine et qui y consacrent, souvent avec difficulté, leur vie. Il s’agit soit de propriétaires anciens qui ont hérité d’un bien ancestral, soit souvent de personnalités du show bizz à la fortune récemment acquise ou encore de gens passionnés aux revenus modestes qui exécutent souvent les travaux eux-mêmes. Ce livre est très intéressant..... surtout pour les gens qui ne possèdent pas de châteaux !

MONTPARNASSE L’AGE D’OR
Jean-Paul CARACALLA, la Table Ronde, (1ère éd. 1997), 170 p, 7 euros.
Nous vous avions déjà parlé des « vagabondages littéraires » de JP Caracalla.
La table ronde réédite cette fois-ci un voyage nostalgique dans le Montparnasse de la fin du XIXe avec sa bohème artistique qui fréquentait des lieux heureusement toujours présents de la Ruche à Bobino, en passant par le Dôme et la Coupole.

PARIS VILLAGES
A la découverte du patrimoine parisien…
Tous les deux mois, cette jeune revue propose un point de vue original sur Paris, à travers des rubriques atypiques. Actualités culturelles (visites, livres, musées, manifestations), coups de cœur dans les vingt arrondissements, itinéraire-découverte d’un quartier de la capitale, gros plan sur des éléments d’architecture (bow-windows, portes cochères, toits, balcons...). Il y en a pour tous les goûts ! Et pour ce numéro 14 qui est arrivé pour les fêtes de fin d’année : une visite de Montparnasse, ses ateliers d’artistes et ses lieux festifs à la Belle Epoque, une explication de texte sur l’architecture des « années 30 », dite Art Déco, une histoire de la Poste qui depuis tant d’années achemine les vœux, et, bien entendu, pour les cinquante ans de l’Opéra, gâteau créé par le célèbre pâtissier Dalloyau, des recettes qui s’en inspirent… des bûches de Noël.
Réservé aux amoureux de Paris, un voyage à travers le patrimoine dans toute sa richesse : historique, architecturale, culinaire…

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URBANISME

PARIS PROJETS
On peut reprocher à la Mairie de ne pas être suffisamment à l’écoute des Parisiens. En revanche, on ne peut que se féliciter de la manière dont elle « communique » ses intentions. Deux sources d’informations circonstanciées sur les projets en cours sont actuellement à notre disposition, d’une part, le compte rendu public de mandat que Bertrand Delanoë présente, jour après jour, dans les vingt arrondissements de Paris ; d’autre part, l’exposition qui se tient au pavillon de l’Arsenal sur trente sept opérations d’aménagement recouvrant neuf cent quarante hectares soit un dixième de Paris intra-muros. Les voici brièvement résumées ci-après :
De nouvelles ZAC (instrument d’urbanisme « léonin » que SOS Paris souhaitait voir disparaître) sont créées notamment à la Porte d’Evry, à la Porte Pouchet, au Canal Saint Denis et aux Batignolles (Cardinet-Chalabre). Notons à leur actif, qu’elles prévoient la démolition de tours obsolètes à la Porte d’Ivry, à la Porte Montmartre et à la Porte Pouchet.
Porte des Lilas, l’achèvement de la couverture du périphérique est prévue pour fin 2006.
Dans la Zac Paris Rive Gauche, notons la conversion des magasins généraux du quai d’Austerlitz en pôle de création centré sur la mode et le désign ainsi que les travaux de la future piscine et de la passerelle reliée au parc de Bercy qui seront achevés en 2006. Un projet d’aménagement quasi complet de Paris Rive Gauche divisé en six quartiers est par ailleurs présenté (Austerlitz Nord, Masséna, Masséna Nord et Sud, Tolbiac Sud ; Tolbiac Nord étant actuellement achevé). Certaines audaces, notamment dans le choix des couleurs (marron, jaune vif) ne feront sans doute pas l’unanimité ; heureusement, il semble, pour le moment, que les projets de tours à la périphérie n’aient pas été retenus au grand dam de Jean Pierre Caffet, adjoint à l’urbanisme ; la sagesse l’emporterait-elle sur l’imagination ?
A Beaugrenelle, le réaménagement de la dalle démarre début 2006, ainsi que les travaux de la piscine ; l’enquête publique sur la restructuration du centre commercial (très contestée par les riverains) est en cours.
Aux Batignolles, les premiers terrains libérés par la SNCF devraient être aménagés en parc de 4,3 hectares, écoles , logements sociaux et parkings. Pour le reste, la Ville garde l’objectif de créer un nouveau quartier reliant les Epinettes à la Plaine Monceau, bien que l’argument des jeux Olympiques ait fait long feu dans la négociation avec la SNCF.
Les études et les procédures concernant notamment les îlots Beaujon, Lourmel, Didot-Termopyles, Caillé sont en cours.
A la Villette, un projet intéressant de l’APUR, prévoit, sur la rive gauche du Bassin, la reconstruction de l’ancien Magasin Général incendié, dans un gabarit symétrique à celui existant rive droite, habillé d’une résille, moins agressive toutefois que celle qui défigure l’îlot des Bons Enfants à côté du Louvre.
Quant à la rénovation des Halles, qui a profondément divisé les Parisiens, pour une fois consultés, Bertrand Delanoë veut « assumer pleinement ses responsabilités ». David Mangin fera le jardin, le sous-sol et les accès, mais un grand concours d’architecture sera lancé pour la réalisation du nouveau forum ; malgré cette déclaration, le projet Mangin est présenté « in extenso » à l’Arsenal. La passation des premiers marchés est déjà contestée sur le plan de sa légalité juridique par les associations « ad hoc ».
A ce propos, une critique mérite d’être faite à cette exposition par ailleurs si foisonnante. Il est absolument impossible, pour un néophyte et même pour un amateur d’architecture averti, de distinguer les projets retenus et sûrs de voir le jour des hypothèses d’école qui seront peut-être reléguées dans les tiroirs déjà bien remplis de l’APUR. Personne n’est disponible sur place pour vous renseigner à ce sujet.
Enfin, un mot sur les « grands jardins » (1) : travaux d’aménagement en cours des jardins d’Eole (deux hectares dans les XVIIIè et XIXè arrondissements), rénovation des jardins du Petit Palais. En 2006, aménagement du jardin des Grands Moulins (1,2 hectare dans le XIIIè arrondissement), première tranche du parc Clichy-Batignolles (voir ci-dessus) et création du jardin de la Cour du Maroc (4,2 hectares dans le XVIIIè arrondissement pris sur les emprises ferroviaires de la gare de l’Est).

(1) Plus d’une quinzaine d’hectares de « petits » jardins ont été créés entre 2001 et 2006.

Louis Edmond GOUPY
LA PROTECTION VILLE DE PARIS DU PLU (PVP)
Dans le nouveau PLU (en vigueur à partir du début de l’été 2006) sont apparus des immeubles dits « protégés » et désignés par le vocable PVP. Ils sont repérés sur le plan par des hachures grises et un texte justifiant les raisons de cette protection apparaît en annexe au règlement. Mais d’où vient cette protection et sera-t-elle réellement efficace ?
Sélection des immeubles à protéger :
Ce type de protection est apparu dans le Code de l’Urbanisme en 1976 et paraît à l’article L. 123-1 7 qui dit : « Identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou écologique et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur protection ».
En dehors du terme de PVP, ce n’est pas la première fois que la Ville utilise cette mesure de protection. On la trouvait en effet dans les « POS fins » déterminés dans certains quartiers tels que Montmartre ou le Faubourg-Saint-Antoine.
La sélection étendue à l’ensemble du territoire est largement approuvée par SOS Paris mais aurait dû être la conséquence d’un inventaire réalisé par des spécialistes. Elle découle ici d’un simple questionnement adressé aux associations, aux conseils de quartiers et à la population en général. La liste en est donc tout à fait incomplète, probablement moins du quart des immeubles méritant une protection ayant été inventoriés.
A partir de cette liste, le choix des bâtiments proposés à la protection a été conduite par un groupe d’analyse placé sous la responsabilité de François Loyer, directeur du Département d'Histoire de l'Art et d'Archéologie de Paris.
Les protections retenues l’ont été en fonction de trois critères principaux :
• l’importance patrimoniale considérée du point de vue historique, culturel et esthétique ,
• la cohérence urbaine et paysagère (notamment l’insertion d’un élément historique dans une séquence cohérente de même nature) ,
• l’évaluation des risques d’altération ou de destruction.

Les critères évoqués ci-dessus ont conduit naturellement à accorder une grande attention aux tissus urbains anciens du centre de Paris (du 1er au 6è arrondissement) non couverts par les Plans de Sauvegarde et de Mise en Valeur. Ceux-ci cumulent en effet un intérêt historique et paysager (notamment des séquences cohérentes des XVIIe et XVIIIe siècles), ainsi qu’une fragilité liée à l’ancienneté du bâti. Ils représentent à eux seuls 65 % des protections envisagées dans le futur PLU.
Du point de vue qualitatif, les protections envisagées couvrent un très large spectre historique, du XVIe siècle jusqu’au début des années 70 et la plupart des types de bâtiments représentés à Paris (bâtiments d’habitation, hôtels, gares, ateliers, bâtiments d’activités, immeubles de bureaux, marchés, réservoirs, entrepôts, locaux commerciaux, restaurants et cafés…).

Conséquence de cette protection :
En principe, ces immeubles protégés ne peuvent être ni démolis ni transformés. En réalité, comme pour les « monuments historiques » des adaptations sont toujours possibles. Elles peuvent même parfois être souhaitables pour supprimer une surélévation ou une adjonction disgracieuse ou, inversement, pour compléter une construction interrompue ou partiellement démolie.
Dans toutes ces situations où un permis de construire est nécessaire, l’Administration sera particulièrement vigilante lors de l’instruction dudit permis. En revanche, aucun moyen supplémentaire n’a été prévu pour s’assurer du respect de cette protection hors permis de démolir ou de construire. Or, quand on voit la vitesse à laquelle disparaissent des éléments classés monuments historiques sensés être surveillés par l’Administration Centrale, on peut s’interroger sur l’efficacité d’une telle protection qui n’a pas les moyens humains pour être respectée. On peut même légitimement se demander si certains ne vont pas craindre un refus de permis et donc choisir délibérément d’engager des travaux importants sans en référer. Le cas est si courant avec les monuments historiques qu’il devrait se retrouver ici.

Incidence financière :
Pour un propriétaire souhaitant intervenir sur son bâtiment, les conséquences financières ne sont pas négligeables. Tout d’abord, une extension a de fortes chances de lui être refusée ce qui entraîne une perte de revenu directe. En cas de travaux compatibles avec la protection, l’Administration va refuser des prestations qui ne seraient pas respectueuses de la construction et de la qualité des prestations souhaitées. Elle peut ainsi imposer une forme et des matériaux de couverture, un type de lucarne, des matériaux de ravalement, la restitution de décors de façade, etc. Autant de prestations qui viennent gonfler le budget des travaux. Actuellement, aucune contrepartie à ce surcoût n’est proposée.
On note tout de même que la Ville s’est rapprochée de la Fondation du Patrimoine pour envisager une collaboration. Cette Fondation a pour vocation d’aider financièrement la réhabilitation de constructions anciennes. L’aide intervient principalement par la biais d’une labellisation entraînant une défiscalisation à hauteur de la totalité des travaux réalisés. Dans certains cas, la Fondation peut ouvrir une souscription finançant une partie des travaux.

L’objet d’une collaboration entre la Ville et la Fondation serait de labelliser, sous réserve d’acceptation, tous travaux réalisés sur un immeuble PVP.
Deux problèmes se posent pour cette collaboration: Le ministère des Finances a une certaine réticence à accepter que l’Etat fasse un « cadeau » pour assumer les conséquences d’une directive imposée par une ville. La labellisation « Fondation du Patrimoine » suppose de plus une origine rurale du bien, ce qui est rarement le cas des immeuble PVP. Le ministère de la Culture est en train d’étudier la possibilité de faire évoluer la vocation de la Fondation du Patrimoine pour permettre la labellisation des immeubles protégés au titre de l’article L. 123-1-7 du Code de l’Urbanisme.
SOS Paris ne peut qu’encourager une telle évolution qui permettrait à de nombreux immeubles parisiens de retrouver une architecture de grande qualité.

Remi KOLTIRINE

 

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COTISATIONS 2006
A la suite de notre relance de fin d’année, de nombreux membres de SOS Paris ont réglé leur cotisation, qu’ils en soient remerciés.
Mais il faut penser à 2006 et il serait tellement plus commode (et meilleur pour notre trésorerie) que les membres de SOS Paris prennent l’habitude de régler leur cotisation en début d’année.
Le trésorier, Jean Claude MOMAL

 

EXPOSITIONS

MUSEE RODIN
La sculpture dans l’espace jusqu’au 26 février, 79 rue de Varenne, 7è arrondissement.
Les travaux de la chapelle du musée Rodin sont achevés. Cette chapelle loge une belle exposition : des sculptures très variées de
Rodin bien sûr, mais aussi des œuvres antiques et des statues de Giacometti, Bourdelle, Brancusi, Louise Bourgeois… Le tout admirablement mis en valeur sur des socles très étudiés, comme le faisait Rodin.
La visite présente un autre intérêt car elle nous permet de découvrir l’oeuvre de restauration de PL Faloci. Ces travaux avaient suscité beaucoup de remous parmi les riverains et les défenseurs du patrimoine, mais ils étaient indispensables et, si nous pouvons regretter de l’extérieur certains aspects un peu géométriques du toit plat, la luminosité de l’intérieur est très enthousiasmante.

PARIS 1730 D’APRES LE PLAN DE TURGOT
Hôtel de Rohan, 87 rue Vieille du Temple, 3è arrondissement Dans le bel Hôtel de Rohan se tient la troisième exposition consacrée en France au cadre urbain des siècles passés.
C’est Michel-Etienne Turgot père du fameux ministre de Louis XVI qui fit établir ce plan quand il était prévôt des marchands de Paris. (Se renseigner sur la date de fermeture de l’exposition qui risque d’approcher).

WILLY RONIS A PARIS
Hôtel de Ville, 29 rue de Rivoli, 4è arrondissement. Entrée libre jusqu’au 18 février 2006.
N’hésitez pas à vous arrêter au salon d’accueil de l’Hôtel de Ville pour voir une rétrospective du travail de Willy Ronis (95 ans). Cela en vaut la peine.

LES CATACOMBES
1 avenue du colonel Henri Rol-Tanguy, 14e arrondissement. 10h à 16 h sauf lundi.
Il est de nouveau possible de visiter les Catacombes avec le parcours des galeries de Port Mahon qui n’étaient plus visibles depuis longtemps. Nous vous rappelons que les carrières de Port Mahon sont situées en partie sous la ferme Montsouris qu’un collectif d’associations essaie de sauver des promoteurs depuis des années (voir les nombreux articles dans notre bulletin de notre délégué Bernard Gazet entre 2002 et 2005)

Marie-Claude de MANEVILLE
 

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