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Bulletin 65 de SOS PARIS

Sommaire
Editorial
Au fil des quartiers, du 1er au 9e
Du 10e au 20e arrondissement
Livres
Urbanisme
Expositions
Bas de la page

EDITORIAL

par Olivier de MONICAULT.

Au cours des derniers trimestres, nous allons assisté à l'ouverture (ou la réouverture) de quatre musées prestigieux : l'inauguration du musée du quai Branly, la réouverture du Petit Palais, du musée des Arts Décoratifs et du musée de l'Orangerie, cependant que le grand Palais restauré permet désormais d'accueillir à nouveau de grandes manifestations culturelles, On ne peut que s'en réjouir.

En ce qui concerne l'Orangerie, la rénovation a permis aux Nymphéas de retrouver la présentation et l'éclairage zénithal voulu par Monet et la Collection Walter Guillaume dispose en sous-sol de vastes espaces. Mais cette rénovation nous laisse plein d'amertume (le mot est faible) car nous ne pouvons oublier le scandale archéologique de la démolition des vestiges de l'enceinte de Charles IX.

Alors que le 23 janvier 2004, le Ministre de la Culture, Monsieur Aillagon, s'était engagé, après consultation d'une commission d'experts, à conserver quarante et un mètres des murs d'enceinte des Fossés Jaunes (sur les cinquante cinq mis à jour), nous avons droit à la mise en scène dérisoire de quelques rangs de pierres présenté sur dix-huit mètres dans un recoin du sous-sol. Pour conserver le souvenir (sinon la trace) de ces vestiges, on aurait pu prévoir une maquette de l'ensemble détruit, un tracé au Sol du mur détruit, un montage vidéo évoquant l'historique de la fortification...
Pour tous les défenseurs de l'histoire de Paris, le Musée de l'Orangerie restera le symbole de la parole reniée des Ministres de la Culture et d'un massacre archéologique exécuté en catimini, une nouvelle illustration du vandalisme de la Puissance Publique décidé par ceux-là mêmes qui devraient être les défenseurs du patrimoine.

 

 

Assemblée générale du 4 avril 2006

Rapport moral, 32e exercice, année 2005

 

 

Voici plus de trente ans que SOS Paris existe. Aussi me semble-t-il que le moment est venu d'établir un bilan, non pas un bilan de l'action passée mais plutôt un bilan de la situation présente et de nos perspectives d'avenir.
En effet au cours de ces trente années, beaucoup de choses ont changé: Paris a évolué, les menaces pesant sur le patrimoine et la qualité de la vie ont évolué et sont sans doute moins spectaculaires que par le passé, le discours des pouvoirs publics a également radicalement changé et fait mainte nant en permanence référence à la protection du patrimoine et au souci d'améliorer les conditions de vie.
Cette évolution a eu ses conséquences au sein même de SOS Paris: nos actions sont devenues moins spectaculaires; nos adhérents rassurés ont tendance à se démobiliser; nous avons de la peine à recruter de nouveaux et plus jeunes adhérents ; les membres actifs sur lesquels repose le fonctionnement de notre association demeurent peu nombreux.
Je voudrais en votre nom les remercier tous, délégués d'arrondissement, responsables de notre bulletin, de notre site INTERNET ou des relations avec les médias, secrétariat, animateurs et responsables financiers. Je vous rappelle qu'ils consacrent à SOS Paris temps et énergie et, qu'à l'exception de notre secrétariat, ils sont tous bénévoles.
Pourquoi cette démobilisation? Cela peut sembler paradoxal. Alors que l'opinion est plus que jamais sensibilisée à la protection du patrimoine, nombreux sont les Parisiens qui pensent que la cause du patrimoine est maintenant entendue, que tout danger est désormais écarté et qu'aucune menace sérieuse ne pèse sur Paris: la Ville de Paris ne vient-elle pas d'ajouter à la protection Monuments Historiques une protection spécifique à Paris les PVP ? les quartiers protégés ne semblent-ils pas pleinement à l'abri? finalement, seules quelques constructions mineures et de faible intérêt artistique risqueraient donc d'être sacrifiées.. .La construction de tours a été massivement rejetée par les Parisiens et on nous promet une architecture contemporaine de qualité commandée à des architectes dont la renommée rassure. Quant à la qualité de la vie, ce serait un souci primordial de la municipalité, témoin son action en vue de réduire la pollution en pesant sur la circulation automobile.
Bref, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, il n'y aurait pas lieu de s'inquiéter et dans ces conditions pourquoi donc militer à SOS Paris? Soit dit en passant, la réaction est tout autre quand un Parisien se sent menacé dans son voisinage, il suffit de voir le nombre d'associations parisiennes de proximité qui fleurissent; les Parisiens se sentent plus intéressés par l'action voisinage et par les comités de quartier que par une action plus générale et profitant à tous, couvrant tout Paris, comme celle de SOS Paris.
Je ne veux pas céder à cet optimisme injustifié en ce qui concerne l'avenir de Paris, ni ne me laisser aller au découragement en ce qui concerne SOS Paris.
Je voudrais d'abord vous mettre en garde contre cette démobilisation qui me semble hélas complètement injustifiée. Nous approchons d'une échéance électorale avec son cortège de fausses promesses démagogiques. Certains pour se démarquer promettent de défaire ce qui a été fait par les prédécesseurs notamment en œ qui concerne les tentatives de réduction de la circulation automobile, d'autres évoquent déjà un retour à la construction de tours que l'absence de terrains constructibles rendraient nécessaires. La campagne électorale doit être pour nous l'occasion d'affirmer bien fort ce que nous défendons et d'interpeller les candidats sur leurs programmes.

Le Président énumère alors un certain nombre de menaces qui ont été évoquées dans les précédents bulletins et évoque des dossiers précis à défendre en priorité :l'Ecole Militaire, les hôpitaux, les églises, dont plusieurs sont dans un état inquiétant, la protection des espaces verts ...

Nos adhérents ne doivent donc pas se démobiliser. SOS Paris a besoin de vous, nombreux, motivés et actifs. C'est par notre nombre que nous pouvons être représentatifs et écoutés. Nous vous demandons donc de faire du prosélytisme auprès de vos amis et connaissances et d'être nos propagandistes, d'autant plus que c'est par vos cotisations que nous trouvons les moyens de continuer.
Mais je n'ai pas besoin d'insister, votre présence ici témoigne de votre fidélité à notre association et surtout de votre attachement à la cause de Paris. Je vous en remercie.

Le président, Olivier de MONICAULT

COMPTE-RENDU DE L'ASSEMBLEE GENERALE DU 4 AVRIL 2006

Avec une participation d'adhérents particulièrement importance, notre Assemblée génréale annuelle s'est tenue le 4 avril 2006 au Centre Culturel Russe sous la présidence d'Olivier de Monicault. Après la lecture du rapport moral et financier, de nombreux intervenants ont permis d'avoir un débat riche témoignant de l'intérêt que portent nos membres aux nombreux sujets d'actualité qui préoccupent les parisiens. Le rapport moral et le rapport financier ont été ensuite adoptés à l'unanimité et l'Assemblée a procédé au renouvellement pour deux ans de la moitié du Conseil d'administration dont le mandat arrivait à échéance. Odile Stassinet, administrateur depuis de nombreuses années, a demandé que son mandat d'administrateur ne soit pas renouvelé.Qu'elle soit remerciée pour tout ce qu'elle a apporté à SOS Paris qui continuera heureusement à bénéficier de sa collaboration active et enthousiaste.

L'Assemblée a été suivie d'une très intéressante conférence de Christian Pattyn sur le Grand Palais, dont la rénovation vient d'être achevée, au cours de laquelle le conférencier a fait partager à l'auditoire ses connaissances sur la construction de cet édificice. Un cocktail a ensuite permis aux participants de faire plus grande connaissance et de poursuivre le débat antérieur.

 

RAPPORT FINANCIER EXERCICE 2005

Les cotisations, à € 16 157, en progression de 8,3 % ont rattrapé et dépassé le pic atteint en 2001. Cette situation ne doit cependant pas faire illusion car elle recouvre davantage une plus grande générosité de nos adhérents qu'une véritable croissance de leur nombre dont la baisse tendancielle n'est toujours pas enrayée.
La marge qu'assurent ces ressources propres au-delà de la couverture de nos charges fixes incompressibles (salaires, charges sociales, loyer) ne permet d'absorber qu'une trop faible part de nos frais variables qui, de surcroît, ont spectaculairement progressé, à raison principalement de l'envol du coût des prestations et des tarifs postaux.
Ainsi, cette insuffisance de ressources propres fait ressortir une perte courante de € 10 293 compensée par des recettes exceptionnelles dont: une subvention de € 7.000 allouée par la Ville, un complément de dotation de € 678 de la Fondation Jullian, et une subvention de € 3.630 du Fonjep dont la non reconduction vient malheureusement de nous être notifiée.
Au total, nous clôturons encore sur un résultat net positif mais en forte contraction puisque réduit de € 4.374 à € 517 seulement. Notre situation, à l'aune de celle de nombre d'associations, demeure donc structurellement précaire et déséquilibrée, et la non reconduction annoncée d'une subvention essentielle à notre fonds de roulement ne manquera pas de la déséquilibrer davantage en 2006. C'est dire qu'il est encore plus impératif d'élargir le cercle de nos sympathisants, seul gage de notre audience et du rétablissement de notre situation financière.

Le Trésorier, jean-claude MOMAL

MEMBRES DU CONSEIL D'ADMINISTRATION

Marthe de Rohan Chabot
Philippe Denis, Président d'honneur
Olivier de Monicault,Président
Louis-Edmond Goupy, Vice-président
Marie-Claude de Maneville, Secrétaire Générale

Jean-Claude Momal, trésorier
Monique Dior
Marc Eschenbrenner
Christine Fabre
Remi koltirine
Claude Lachaux
Martine Le Mouel
Guy Lesève
Christian Meric
Geneviève Paultre
Yann Wyers
 

 

AU FIL DES QUARTIERS
la vie des arrondissements

1er arrondissement

FAUTE DE GOUT...PLACE DE LA CONCORDE
A la nuit tombée, qui passe au large voit scintiller de mille lampadaires la Place de la Concorde. De part et d'autre de la rue Royale, deux grands palais dus à Gabriel sont plongés dans l'obscurité sauf, à l'extrême gauche, la partie de la façade appartenant à l'hôtel Crillon. Là est la faute de goût qu'il serait facile de réparer en se mettant d'accord avec l'Automobile Club et avec le Ministère de la Marine pour une illumination continue d'un bout à l'autre de la façade.

Luc-André LEPROUX

3eme arrondissement

EGLISE SAINT-MERRI
Madame Moïra GUILMART, Adjointe au Maire de Paris, chargée du patrimoine, nous écrit à la suite de l'article relatif à la façade de l'église Saint-Merri paru dans le N° 64 (mai 2006) de SOS Paris: la partie basse de la façade principale -précise-t-elle -comporte de délicats décors sculptés dont la restauration doit être étudiée avec le plus grand soin, ce qui explique que seule la partie haute a pu, jusqu'ici, être traitée. La Direction des Affaires Culturelles dispose maintenant du rapport de synthèse voulu pour se livrer à la restauration de la deuxième tranche qui débutera en 2007. Nous la remercions pour cette réponse encourageante et sommes heureux, de surcroît, d'apprendre qu'une enquête va être menée pour savoir dans quelles conditions les hideux présentoirs ont été mis en place à l'intérieur de l'église sans accord préalable des services compétents de la Ville de Paris.

Christian MERIC

A VENDRE cf article de Christine Fabre

6eme arrondissement

HOTEL DE CHOISEUL PRASLIN (voir bulletin n°60)
Toujours abandonné, malgré un récent changement de propriétaire, l'édifice ferait l'objet d'une nouvelle étape pour sa sauvegarde. La mairie du VIe, qui a toujours suivi le dossier, nous informe que la Commission Régionale des Monuments Historiques a décidé de classer les décors intérieurs à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques comme l'était déjà la façade. Enfin la Poste (?) aurait le désir d'acquérir le bâtiment pour l'inclure dans son projet de futur siège social de la Banque Postale. A suivre...

FEU LA BRULERIE (suite)
En juillet dernier, nous nous sommes aperçus que les travaux avaient enfin commencé. Renseignement pris sur les lieux auprès des archéologues de l'Institut National de Recherche Archéologique Préventive, nous apprenons qu'ils viennent de faire une trouvaille extraordinaire, un four de potier du IIIe siècle après Jésus Christ! Ils le démontent et l'emportent. Le petit terrain ainsi libéré peut être à nouveau creusé pour permettre au promoteur d'achever ainsi le saccage de ce lieu de mémoire. Et puis, il y a tant de vestiges de l'époque gallo romaine dans ce secteur et celui de la Montagne Sainte-Geneviève: pas d'attendrissement inconsidéré.

MUSEE DU LUXEMBOURG
Une monumentale porte de bronze à deux battants, plaquée sur l'ancienne, accueillera désormais les visiteurs du musée. La pose de cette porte a été précédée par bien des mystères et autres potins. La direction du Sénat surnommée par les mauvaises langues " le seigneur des panneaux " (voir notre article sur l'envahissement des grilles du Luxembourg) se voit reprocher d'être transformée en une entreprise de spectacle quel qu'en soit le coût et au prix du contournement des règles administratives. Rappelons que le Sénat ignore en ce qui le concerne ce qu'est un penDis de construire. Droit régalien? Nous proposons que nos adhérents et amis aillent constater sur pièce le bien fondé et l'intérêt artistique de cette réalisation.

7eme arrondissement

A VENDRE
Les Hôtels particuliers de Vigny et de Croisilles du début XVIIe siècle -10 et 12 rue du Parc Royal- 53 rue de Saint Dominique dans le VIIe sont mis en vente au plus offrant par le Ministère de la Culture : occasion inespérée de visiter ces fleurons du patrimoine, tous trois en "Secteurs Sauvegardés". Hélas, les acquéreurs ne pourront pas aller plus loin dans le vandalisme que ne l'a fait le Ministère de la Culture; seuls ont échappé à sa vindicte les quelques plafonds ou escaliers classés, tout le reste est passé à la moulinette des mises aux normes et d'une modernisation agressive. La chapelle de l'Hôtel Kinsky, transformée en salle de réunions, est un chef d’œuvre du genre; plus triste encore, les caves voûtées de l'Hôtel de Croisilles, sacrifiées au profit de la média. thèque ainsi que le jardin, entièrement dallé de verre. On se demande comment les architectes des Bâtiments de France (A.B.F.) si pointilleux à l'égard des particuliers, ont pu autoriser ces mutilations irréversibles ; mais peut-on s'opposer à son employeur? Une fois de plus le Ministère de la Culture a donné l'exemple en matière de vandalisme. Si, au dire des communicants des Ministères des Finances et de la Culture, ces Hôtels n'étaient pas adaptés à leurs agents et aux visiteurs, pourquoi les avoir défigurés, aux frais du contribuable! Contribuable qui financera les déménagements et relogements des services émigrés "85% des recettes escomptées reviendront au Ministère de la Culture " fanfaronne celui-ci " et seront affectées à des opérations en faveur du patrimoine" on n'est pas dupe et on frissonne à cette idée!

Christine FABRE

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14eme arrondissement

PROJET IMMOBILIERS DANS LES HOPITAUX DU XIV ARRONDISSEMENT HOPITAL SAINTE ANNE
L'hôpital, établissement public de santé, est classé au registre supplémentaire des bâtiments historiques. Un projet sur 15 ans (2005-2020) pour la construction de logements sociaux, crèches, bureaux, cantine a été présenté en 2005 par le Conseil d'Administration de l'hôpital, le maire du XIVe, Pierre Castagnou, celui du XIIIe, Serge Blisko et par le cabinet d'architectes choisi.

Quatre tranches de travaux seront effectuées:

- Le mur entourant l'hôpital sera remplacé par un mur plus bas surmonté d'une grille.
- La petite maison ancienne, rue Cabanis, sera démolie et rem- placée par un immeuble de quatre étages destiné à abriter les nouveaux bureaux de la Fédération Hospitalière de France, domiciliée actuelle- ment, 33 avenue d'Italie (Paris 13ème). Cette construction se fera au détriment d'un Espace Vert Intérieur Protégé (EVIP).
- Un permis de construire a été délivré pour l'édification d'un couple de constructions ellipsoïdales ultramodernes de six étages, le long de la rue de la Santé, sur le terrain autrefois consacré aux cultures florales et potagères, et qui sera la nouvelle entrée de l'hôpital.
- A partir de 2010, la construction d'un immeuble en équerre de quatre à six étages est prévue au coin des rues Broussais et Cabanis, pour lesquels de plus amples précisions n'ont pu être obtenues.

Il est important de savoir que le Président de la Fédération Hospitalière de France est Claude Evin, ancien ministre de la santé.
Aucune concertation n'a eu lieu avec les riverains et les associations de l'arrondissement (Monts 14, SOS Paris...) Les riverains et les associations du quartier se sont mobilisés afin de faire respecter les 71000 mètres carrés d'espaces verts imposés par le PLU à l'hôpital Saint-Anne. Ils espèrent être mieux entendus qu'en 1996, quand un terrain réservé aux cultures florales et maraîchères a été bitumé et de nombreux arbres abattus.

GROUPE HOSPITALIER SAINT VINCENT DE PAUL
Une réunion s'est tenue le 27 mars 2006 à l'hôpital Cochin en présence du directeur de l'hôpital, Olivier Colin, du directeur des services techniques, d'un représentant du service du patrimoine, Monsieur Dumas, et des architectes en charge du projet de construction d'une nouvelle maternité sur le site de Port Royal. En 2006, seront détruits les bâtiments Valancourt et Baudelocque situés à l'angle du boulevard de Port Royal et de la rue Henri Barbusse, tout au long de cette rue jusqu'à la rue Cassini. En 2007-2008, un nouveau bâtiment regroupera sur 30000 mètres carrés et 130 mètres de long les activités de l'ancienne maternité ainsi que celles implantées au sein de l'hôpital Saint Vincent de Paul (130 lits d'obstétrique, 41 lits de gynécologie, 63 lits de médecine néonatale). Les riverains exigent que soit respectée la perspective historique de l'Observatoire, que le nouveau bâtiment reste dans le gabarit des bâtiments existants et qu'aucun arbre ne soit arraché. Le passage de camions poubelles sortant de l'hôpital dont la sortie est prévue devant l'Observatoire a été refusée par les riverains et les associations du XIVe (Monts 14 et SOS Paris) présentes à cette réunion. D'autres solutions sont en discussion.

Janine RENS

15eme arrondissement

AIMEZ-VOUS LES TRAVAUX DU XVe
Après ceux de ce " cher" (on ne compte plus les millions) tramway, dont il faudra attendre encore quelque temps la mise en service, on ne compte plus les nouveaux chantiers du XVe. Mais qui dit nouveaux ne dit pas forcément très avancés. Les élus locaux de l'arrondissement ont beau organiser, avec beau. coup de persévérance et de gentillesse, des réunions de quartier, l'information de base reste plutôt sommaire et parcellaire. Rue du Commerce, où il est absolument impossible de marcher sans bousculer, écraser, piétiner ou renverser ses voisins, on est sûr de subir la poussière, le bruit et la fatigue jusqu'à la mi-octobre.
Quand les trottoirs auront doublé leur largeur et que les voitures n'auront plus de place pour se garer dans la rue devenue piétonne, les automobilistes rescapés auront l'espoir de stationner en sous-sol rue Frémicourt dans un nouveau site tout beau dont le principe a été récemment voté par le Conseil Municipal, mais sans que celui-ci ait donné une date de réalisation précise. Toujours à propos des parkings, les techniciens de la voirie n'ont rien trouvé de mieux pour créer des places supplémentaires que de mettre des emplacements en épis rue du Laos, sans en informer le moins du monde les riverains. Ceux-ci paraissent bien décidés à forcer la Mairie à revenir en arrière avec pour arguments une moindre consommation de carburant, moins d'encombrements et moins de pollution.
La rue de la Convention, chacun le sait, abritait l'hôpital Boucicaut et quelques pas en face, l'Imprimerie Nationale. Le premier ensemble, vieux de plus d'un siècle, a fait l'objet d'un plan d'occupation des sols détaillé, il y a déjà plusieurs années. Mais où en est-on aujourd'hui de la réalisation?
Les autorisations de démolir vieillissent En dehors de récole polyvalente, chère au Maire de Paris, rien apparemment ne se construit Quant au terrain de l'Imprimerie Nationale, acquis récemment par un professionnel du foncier-immobilier, il est particulièrement bien gardé. Le molosse de service renforce le classique agent de sécurité et le rend inviolable. Comment pénétrer ? Soyons juste La lecture des panneaux est d'un indéniable secours. Les permis de démolir et de construire, vieux de près de deux ans, doivent permettre la " réhabilitation d'un bâtiment principal de R+4 étages et de deux corps de bâtiments de R+ 1 étage à usage d'habitation, de bureaux et d'activités avec création de cinq niveaux de sous-sols à usage de stationnement (237 places) et modification de façade ". En plus de ces détails techniques, les affiches vous donnent le nom du maître d’œuvre et même celui du bénéficiaire. Ainsi vous saurez tout, mais pas plus.

Claude LACHAUX

 

16eme arrondissement

LE BOIS DE BOULOGNE
Nous apprenons qu'un recours gracieux est envisagé par la " coordination pour la sauvegarde du Bois de Boulogne" à l'encontre de la délibération des 12 et 13 juin 2006 relative au Plan d'Urbanisme.

En effet, les projets concernant les abords du Bois de Boulogne ne figurent pas dans le PLU:
-Aménagement de la porte d'Auteuil à l'arrivée du tramway,
-Extension du stade Jean Bouin,
-Construction d'un dôme de 15000 places pour l'extension de Roland Garros, et protection du jardin des poètes et des serres d'Auteuil, dans le cas de cette construction.

Martine LE MOUEL

BREVES
C'est avec plaisir que nous avons constaté le ravalement de l'hôtel des Frères Goncourt qui commence à avoir belle allure.
M. Donnadieu de Vabres a donné son feu vert pour la réhabilitation de la piscine Molitor. Peut-on y croire ?

Une petite inquiétude concernant l'hôtel des 3 et 5 rue d'Andigné : une demande de permis de construire est faite pour la création d'une verrière et d'une terrasse en toiture, assortie d'une demande de permis de démolir. A surveiller.

Martine LE MOUEL

 

17eme arrondissement

PARIS CHANGE....
...thème du guide des ballades urbaines, selon la mairie de Paris. A l'ouest, notamment, il y a l'incontournable quartier Clichy Batignolles (terrain à aménager de 40 hectares environ, dont une dizaine réservée aux espaces verts). Soyons réalistes, dans l'immédiat, seuls quatre hectares du parc constituant une première tranche sont aménageables (sur le papier) d'ici fin 2007. Les transports en commun pour y accéder sont la ligne 13 du métro et le bus 54. Or à la date du 13 septembre 2006, le quotidien le Parisien signalait que l'enfer allait durer sur la ligne 13. Aux heures de pointe l'occupation atteint sur cette ligne 116%, soit plus de quatre personnes au mètre carré. "Ligne de la douleur, de la promiscuité, un sauna, un shaker" résume avec cynisme un usager. Depuis plus de dix ans, la ligne 13 est la ligne du corps à corps forcé et selon une voyageuse chinoise" même en Chine, c'est moins pire" ! Bref de 5h30 à 23 heures, le métro est bondé. La résolution du problème revient à la RATP et passe par le renforcement de la fréquence des rames. Mais ce système baptisé " Ouragan ", de l'aveu même de la RATP, subit des difficultés techniques conduisant à une mise en service fin 2009 voire...2012, selon d'autres sources. Mais d'ici là, deux nouvelles stations ouvriront en 2008, drainant 23.000 voyageurs supplémentaires. Il est temps de décaler un peu la ballade, mais aussi la mise en chantier des nouveaux logements, écoles, bureaux etc. ..avant que la farce ne tourne au tragique.

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URBANISME

DES TOURS A PARIS

Ainsi donc, c'est grâce à la presse que nous pouvons vous donner certaines informations sur notre ville. Ces articles nous alertent sur les dangers que court encore Paris. Bertrand Delanoë ne renoncerait pas aux tours et dérogerait ainsi à la hauteur maximale autorisée dans la capitale. Un débat en juin dernier; dans le cadre du PLU (plan local d'Urbanisme) fixait ce fameux plafond à trente sept mètres. Mais l’Atelier Municipal d'Urbanisme pense au contraire qu'un dépassement de cette hauteur devrait pouvoir être envisagé. Certains conseillers de Paris sont toujours hostiles aux immeubles de grande hauteur et exigent le maintien du plafond à trente sept mètres. En 2003, au questionnaire qu'on leur proposait, 62% des 120 000 parisiens interrogés avaient manifesté leur rejet d'une telle éventualité. Ajoutons qu'une " commission grande hauteur" proposerait, sans bouleverser l'environnement, certains sites: la Chapelle, les Batignolles, la porte d'Issy, (Voir le plan en première page).. Et parce qu'il faut bien rire, citons le projet d'un architecte parisien d'une " tour écolo" de 246 mètres dans le XIIIe arrondissement. On pourrait ainsi, nous dit-il, rompre la monotonie de Paris (!) on croit rêver. Une fois de plus soyons vigilants dans la mesure où une vraie concertation nous permettrait de l'être de façon plus efficace.

Geneviève PAULTRE

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ECOLE MILITAIRE (SUITE ET NON FIN !)

Dans notre dernier bulletin (mai 2006) nous faisions état de notre inquiétude quant aux graves menaces qui pesaient sur le site de l'Ecole Militaire. Or, , Ministre de la Défense, a récemment accordé un entretien exclusif à la rédaction du journal du VIIe, organe de la mairie du VIIe arrondissement : en ce qui concerne la construction d'un nouveau bâtiment dans l'enceinte de l'Ecole militaire, principal sujet d'inquiétude des riverains, elle indique que le Ministre de la Culture, les inspecteurs généraux des monuments historiques et l'architecte des bâtiments de France sont parties prenantes du projet depuis l'origine et que tous les acteurs mettront en oeuvre une politique de concertation permanente permettant notamment aux élus concernés aux associations de riverains et aux associations de protection du patrimoine de leur faire connaître leurs appréciations sur le projet, ses conditions de réalisation et la conduite des travaux.

L'idée des associations, soutenue par le Maire et le Député de l'arrondissement de permettre aux piétons de traverser l'Ecole Militaire dans la journée lui paraît digne d'intérêt dans la mesure toutefois où elle est compatible avec les impératifs de sécurité d'un site militaire.
Madame Alliot Marie indique enfin qu'elle a demandé au Gouverneur Militaire de Paris de mettre en place une commission qui réunira les élus, les associations et les experts concernés par le projet de réaménagement de l'Ecole Militaire, son souhait étant que ce groupe de suivi puisse se réunir dès la rentrée de septembre.
Aux dernières nouvelles SOS PARIS a été invitée à participer aux travaux de cette commission. Espérons qu'il s'agira d'une véritable concertation et non pas d'une commission alibi comme pour le mur des Fossés Jaunes. A suivre....

Monique DIOR

LIVRES

PARIS, DEUX MILLE ANS D'HISTOIRE

Jean Favier, éditions Fayard, 1007 pages, 32 euro Ce livre d'une grande érudition raconte en vingt sept chapitres l'histoire de Paris et de ses habitants depuis ses origines jusqu'à nos jours.

LE PARIS RETOUVÉ DE MARCEL PROUST


Henri Raczimow, Parigramme, 199 pages, 25 euro Abondamment illustré, ce lieu évoque les lieux qui servent de cadre à l'oeuvre de Proust et les personnages aussi bien réels qu'imaginaires qui y ont vécu. .

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EXPOSITIONS

CABU ET PARIS.
Exposition gratuite à l'Hôtel de Ville du 21 septembre 2006 au 27 janvier 2007.29 rue de Rivoli, 75004 Paris. Le Paris de Cabu est un Paris du quotidien. Ses dessins témoignent avec humour de la vie et des mutations intervenues dans la cité au cours des dernières décennies. L'exposition s'articule autour de six thèmes: Paris la Seine, Paris Pouvoirs, Paris en Scène, Paris Villages, Paris Patrimoine et Paris la Rue. En outre, vingt dessins originaux grand format ( un par arrondissement) ont été réalisés par Cabu spécialement pour cette exposition.

PAVILLON DE L'ARSENAL.
21 boulevard Morland. Paris IVe. Un jeudi par mois, le Pavillon de 1'Arsenal, vous invite à la projection d'un court métrage ou d'un documentaire d'exception dont Paris et la banlieue sont le sujet ou le décor. Informations et réservations: 01 42 76 33 97.  

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