Bienvenue sur le site de SOS Paris

 

 

Accueil
 
Objectifs
 
Combats
 
Résultats
 
Liste des
bulletins

 
Plus d'infos
SOS PARIS Bulletin 68
EDITORIAL

Sommaire
Editorial

Cimetières vandalisés

Commission du vieux Paris

Action artistique de la Ville

Arrondissements :
1er  5e  6e  7e  9e
10e  12e  15e  16e  17e

Urbanisme

Expositions

Des livres

Abonnez-vous!

par Olivier de MONICAULT.

Les amoureux du patrimoine parisien évoquent souvent avec indignation les démolitions hausmaniennes ou déplorent des actes de vandalisme plus récents tels que la disparition des Halles de Baltard, les berges de la Seine défigurées par les voies sur berges ou encore les implantations inacceptables de tours au cœur de Paris ( la tour Montparnasse ou la tour de l’immeuble du boulevard Morland). Ils se demandent "comment a-t-on pu laisser faire cela ?" et, constatant l’évolution de l’opinion, ils se consolent en se disant "au moins aujourd’hui cela ne serait plus possible !".

En êtes-vous si sûrs ?

Pour ma part je n’en suis pas convaincu. Témoin ce qui se passe aujourd’hui même sur le site de l’hôpital Necker. L’Etat s’apprête à passer en force, en pratiquant le chantage à la santé des enfants. Non seulement un charmant hôtel particulier va être démoli mais surtout une de ces admirables verrues dont l’Etat a le secret va voir le jour : un gigantesque immeuble en barre démesuré par la hauteur et la longueur va écraser tout le quartier environnant. Et nous sommes en bordure du VIIe arrondissement, un des quartiers soit disant les plus protégés de Paris. On croit rêver ou plutôt cauchemarder !
Souvenez-vous, il y a deux ans, de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques. On s’apprêtait à amputer et bétonner le Bois de Boulogne.
Vous voyez, même aujourd’hui, le pire demeure possible.

CIMETIERES PARISIEN VANDALISME ET IRRESPONSABILITE

Nous avions déjà dans ce bulletin, sous la plume de Guy Lesève, attiré en décembre 2004 l’attention sur les carences de l’entretien et de la surveillance du Père-Lachaise. SOS Paris avait organisé à l’initiative de notre délégué pour le 20ème arrondissement une visite sur place pour visualiser l’inadmissible et achever de se convaincre de l’urgence d’une réaction. Le constat s’imposait, devant l’ampleur des déprédations, de la carence des responsables dont la passivité ne pouvait qu’encourager la poursuite d’un vandalisme ravageur déjà dénoncé par Domenico Gabrielli dans son Dictionnaire Historique du Père-Lachaise (Editions de l’Amateur, Paris 2002).
Depuis, rien de manifeste ne semble avoir été entrepris. Tout au contraire le bilan s’alourdit et tend à se généraliser à l’ensemble des nécropoles parisiennes où sévit de surcroît une agressive politique de reprise de concessions emportant nombre de témoignages d’un passé que rappelaient des monuments évocateurs des œuvres, qualités, fonctions et distinctions de défunts pas toujours ignorés de l’histoire. Ce sont ces tombeaux à l’antique, ces stèles ornées de médaillons de bronze, ces bustes et autres chapelles qui se sont ainsi évaporés du paysage progressivement et insensiblement pour y substituer la morne platitude marbrière de ces nouveaux HLM de la mort que deviennent nos cimetières.
Le sujet n’est probablement pas porteur électoralement mais de là doit-il s’en suivre que tout soit permis ?
Il n’y a guère d’originalité à invoquer en l’espèce le trop commun « devoir de mémoire », mais la réflexion ne saurait s’arrêter là et ne peut ignorer la dimension patrimoniale, historique et artistique. Et c’est à ce titre, que notre association, alertée de plusieurs parts, se doit d’interpeller solennellement ceux dont la fonction est de protéger ce patrimoine et de veiller à son entretien, responsabilités d’autant plus tranquillement éludées, semble-t-il que ,là, les agressions sont moins directement perceptibles, constatées sans autre forme de sanction ni dénonciation officielles, et que le sujet renvoie à des sensibilités souvent distantes voire totalement indifférentes. Sauf que, s’agissant de lieux inscrits dans les parcours culturels et touristiques (le Père Lachaise n’avait-il pas déjà été conçu par Brongniart comme un lieu de promenade), ils renvoient désormais une image dégradée et dégradante de la capitale. On ne peut d’ailleurs qu’être frappé du contraste entre l’attitude de plusieurs municipalités environnantes, ou de province, qui cette année encore ont, à l’occasion des journées du Patrimoine, focalisé sur leur mémoire funéraire pour renouer avec leur histoire, et cette totale indifférence de la municipalité parisienne.
Ce regard détourné d’une réalité proprement scandaleuse peut-il avoir comme justification la seule contrainte de l’insuffisance de l’offre au regard de la demande de concessions, le dépérissement naturel libérant non moins naturellement de nouveaux espaces ? Les considérations financières sont-elles totalement étrangères à une "gestion" qui voit aujourd’hui dans la partie historique, dite "romantique", pourtant sous la responsabilité d’un ABF, se multiplier les nouvelles sépultures rompant entièrement l’unité du lieu? Certes le sinistre marbre poli qui par son uniformité envahit d’ennui nos nécropoles est encore maintenu à distance, mais pour combien de temps? Comment ne pas redouter le pire devant pareille irresponsabilité observable à l’identique dans les trois principaux cimetières parisiens ? Irresponsabilité en matière de surveillance qui encourage déprédations et vols, et irresponsabilité en matière de sauvegarde du patrimoine qui, lorsqu’il a échappé aux maux précédents, succombe aux reprises sans discernement de concessions parfois chargées d’histoire.
Quelques exemples récents:
Au Père Lachaise, comment a pu disparaître dans la 20ème division le buste de Françoise Clairien, dite Raucourt, (1753-1815) tragédienne, sociétaire de la Comédie Française, à qui Napoléon confia la direction des théâtres français en Italie, et qui fut sculptée par Pajou ?
A Montparnasse, comment a-t-on pu, en 2007, laisser araser une chapelle portant à son fronton un rarissime décor compagnonnique dont tout au plus deux autres exemplaires, déjà fort endommagés par le temps, subsistent encore au Père Lachaise ?
Toujours à Montparnasse, comment justifier l’incroyable délaissement dont est victime la sépulture d’Etienne Arago, ancien Maire de Paris après Sedan et la proclamation de la République. Déjà François Sarda dans son ouvrage "Les Arago" (Tallandier 2002) mentionnait ce triste état d’abandon et rappelait son intervention personnelle en 2000 auprès de M. Jean Tibéri, alors maire de Paris et de M. Yves Contassot, adjoint au maire. Seul résultat : un nettoyage sommaire dont les effets ont depuis longtemps disparu. Signe plus fort de cet abandon : le plan des tombes du cimetière Montparnasse distribué aux visiteurs, chargé de noms d’auteurs contemporains, de chanteurs ou de vedettes de cinéma, ne faisait même pas jusqu’à il y a peu mention d’Etienne Arago ! Même aujourd’hui, à nouveau recouverte de mousses et de lichens, cette sépulture est retombée dans l’oubli total de la République et de Paris. C’est un véritable défi que de vouloir la resituer à l’aide de ce plan approximatif sans avoir recueilli préalablement ses coordonnées précises à la Conservation. Qui la devinerait sous cette dalle rendue illisible par l’érosion du temps ?

Jean Claude MOMAL
Retour au sommaire

AU FIL DES QUARTIERS
(la vie des arrondissements)

1er arrondissement

HOTEL DODUN

Un de nos adhérents nous alerte sur le sort de l’hôtel du financier Dodun, 21 rue de Richelieu, dont nous évoquions le triste état dans notre bulletin de décembre 2004. Il semble que ce noble bâtiment construit en 1727 par Bullet ait été préempté par la Ville qui le destine à des logements sociaux. Si l’on peut se réjouir que la Poste n’en soit plus propriétaire, on se demande en revanche comment pourront être préservés la magnifique cage d’escalier et les salons du premier étage au vu d’une telle affectation. Un concours d’architecture aurait été lancé. Nous espérons - sans trop y croire – une réponse rassurante de M. Delanoë que nous avons interrogé.
Rappelons que les façades sur rue et cour ainsi que la cage d’escalier sont classées.

Louis-Edmond GOUPY
Retour au sommaire

5e arrondissement

COLLEGE DES BERNARDINS
Le sauvetage d’un de nos monuments insignes du Moyen Age, quasiment oublié du grand public, se déroule actuellement, rue de Poissy, sous la houlette de M. Hervé Baptiste, architecte en chef des monuments historiques. Il s’agit du collège des Bernardins construit par les moines de Citeaux au cours des XIII et XIVe siècles. L’église a été détruite en 1797 et les autres bâtiments du collège l’auraient sans doute également été s’ils n’avaient abrité de 1845 à nos jours une caserne de pompiers. Subsistent un immense sellier, réserve de vivres pour le collège et les pauvres du quartier, ainsi que le

L’INDEPENDANCE DE LA COMMISSION DU VIEUX PARIS EN PERIL

François Loyer a donné sa démission de Secrétaire Général et de Vice Président de la Commission du Vieux Paris (CVP) ; il est remplacé par Marie Jeanne Dumont. Lors de la réunion du 17 septembre, il a fait le bilan des cinq dernières années d’activité au sein de la CVP. Il s’est félicité de la création et du travail du « Département histoire de l’architecture et archéologie de Paris » qui constitue maintenant un véritable service du patrimoine au sein de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris.
Il a toutefois nettement déploré le manque d’indépendance de la CVP vis-à-vis des autorités municipales. "Je n’a pas disposé de l’indépendance de jugement dont j’avais besoin pour assumes mes responsabilités ".
En octobre 2005 nous écrivions dans notre bulletin que la CVP constituait un rouage important dans le dispositif de protection de Paris mais que, pour être écoutée, elle devait apparaître comme totalement indépendante de tout pouvoir qu’il soit politique ou administratif. Les propos exprimés par François Loyer au moment de son départ ne sont pas sans nous inquiéter et donnent raison à ceux qui pensaient qu’à la suite des transformations de 2003 la CVP avait perdu une partie de son indépendance et de son autorité. Rappelons qu’en son temps, lorsqu’il était dans l ‘opposition, l’actuel Maire de Paris avait émis le souhait qu’un avis de la CVP défavorable à un permis de démolir fasse automatiquement l’objet d’un vote du Conseil de Paris. Cette suggestion demeure d’actualité et pourrait être reprise par les candidats aux prochaines élections municipales.

Olivier de MONICAULT
Retour au sommaire

réfectoire divisé en trois nefs voûtées d’ogives formant une salle unique de quatre vingt mètres de long sur quinze mètres de large contenant trente deux piliers. Ont aussi traversé les siècles, la sacristie et un superbe escalier à rampe en fer forgé élevé au XVIIIe siècle.
Les travaux sont menés de main de maître. Le grand comble médiéval a été restitué ; les soupiraux du cellier dégagés ; les roses des pignons resculptées. Le cellier qui avait été comblé par les Bernardins jusqu’au départ des voûtes en raison des inondations de la Seine qui empêchaient leur utilisation, a été débarrassé des tonnes de terre et de gravats qui l’encombraient. Les cloisons élevées par les pompiers qui enlevaient toute visibilité à la grande nef du réfectoire ont été démolies et la sacristie voûtée d’ogives, coupée en deux par un plancher que l’on va détruire, va retrouver toute sa beauté.
Quelle fut la joie, en outre, des maîtres d’œuvre de retrouver, sous le sol de la sacristie, deux magnifiques pierres tombales ainsi que deux statues médiévales, dont l’une représentant le Christ (en trois morceaux). Il est souhaitable que ces vestiges remarquables soient exposés à une place d’honneur dans les bâtiments reconstitués. De même , il faudrait que le grand mur de pierre, perpendiculaire au collège et qui n’est autre que la façade extérieure sud de l’église détruite soit rénové.
L’antique collège, propriété de l’association diocésaine de Paris, (fait rare que ce retour à l’église d’un collège monastique fermé à la Révolution) doit devenir un espace de rencontres, de conférences, d’expositions et d’enseignement. Il abritera une bibliothèque, un auditorium et une salle polyvalente creusée sous un verger et des massifs de plantes dessinés selon la thématique des jardins monastiques.

Christian MERIC
Retour au sommaire

6e arrondissement

FONTAINE SAINT SULPICE
La présence prolongée de l’échafaudage qui entoure l’édifice commençait à nous inquiéter. Nous avons pu contacter l’entreprise qui exécute les travaux. Celle-ci reconnaît que le chantier a pris un peu de retard mais nous rassure : tout sera terminé le 20 décembre. Ces travaux se font avec la Direction du Patrimoine et de l’Architecture, maîtrise d’ouvrage, maîtrise d’œuvre, et deux architectes ont participé à l’ensemble du projet.
A suivre…

SAINT SULPICE, TOUR NORD

Nous avons déjà parlé de la restauration de l’église Saint Sulpice et de la tour nord (bulletins N°56, 64 et 66). A l’initiative du maire du 6e, nous avons pu participer à la visite exhaustive de ladite tour. Cette ascension nous a émerveillés par l’ampleur des travaux et l’accueil que nous ont réservé les intervenants, compétents et enthousiastes. Le chantier occupe en moyenne 20 à 30 compagnons : sculpteurs, tailleurs de pierre, maîtres verriers, restaurateurs de sculptures, menuisiers, couvreurs, serruriers. L’ensemble de ces interventions est très diversifiée : il fait appel à des savoirs ancestraux et à des technologies de pointe, telle celle qui permet par exemple de détecter la présence de morceaux de fer dans certaines zones fragiles.

GALATEE A DISPARU

Galatée que nous, promeneurs du Luxembourg, avons tous croisée au bord de la fontaine Médicis, pauvre Galatée, ou plutôt pauvre réplique de Galatée, masse assez semblable à une bâche dont la matière serait de l’époxy, enfouie dans l’eau de la fontaine Médicis et qui semble rejoindre sous cette forme son amant Axis, surveillés tous deux par le cyclope Polythène (voir la photo prise au début de l’exposition). Aujourd’hui la dépouille de Galatée a complètement disparu, disparu comme la manifestation artistique-culturelle, voulue par le Sénat "Ars Sénat" et qui entendait soutenir, à l’Orangerie et dans le jardin, l’art contemporain. Nos reines de France ont-elles vraiment été réveillées par la mise en scène qui les entourait (les enterrait) et par l’appel d’un des thèmes d’Ars Sénat "Femme y es-tu" ?
Comme nous l’avions écrit (bulletin N°60) la beauté des grilles du Luxembourg, toujours encombrées par l’affichage de photos inégales, se suffisait à elle-même comme la beauté du jardin se serait bien passée de ce déploiement faussement culturel.

Geneviève PAULTRE
Retour au sommaire

7e arrondissement

MUTATIONS
Il me semble intéressant en cette fin d’année de faire un point rapide sur les immeubles mis en vente par l’Etat dans le VIIe arrondissement. Plusieurs ont déjà trouvé acquéreurs et nous suivons très attentivement les permis de construire et de démolir les concernant
En voici la liste :
        - Hôtel de Livry, XVIIe siècle: 4-6 rue Montalembert.
        - Hôtel de La Salle, XVIIe siècle: 23 rue de l’Université.
        - Immeuble Bouvard, XIXe siècle: 29-37 rue du Bac.
        - Hôtel Kinsky, XVIIIe siècle: 53 rue Saint Dominique
        - Hôtels de Senecterre et de la Ferté Senecterre, XVIIe siècle et un bâtiment début XIXe sur rue : 24 rue de l’Université.
        - Hôtel de Montesquiou-Fezensac de 1781 (Brongniart) et bâtiment de 1954 sur rue : 20 rue Monsieur.
        - Communs de l’hôtel de Noirmoutiers, début XVIIIe : 136 et 138b rue de Grenelle.
        - Immeuble de bureaux de 1916 : 3 rue Octave Gérard.
        - Immeubles de bureaux de 1860 : 82 rue de Lille.
Citons également la mise en vente de l’Hôtel de Bourbon Condé – 12 rue Monsieur – par la société des Filles du Cœur de Marie, bel hôtel construit par Brongniart en 1782, doté d’un grand jardin donnant sur le boulevard des Invalides.
Nombre d’Hôtels particuliers, occupés à titre privé, ont également changé de main. Nous sommes obligés de constater que les nouveaux propriétaires – qu’ils soient promoteurs ou privés – effectuent des travaux pharaoniques : outre des "liftings" souvent contestables, les créations ou les extensions de sous-sol sont systématiques et souvent nuisibles à l’intégrité du bâtiment – les piscines sont d’ailleurs très à la mode .
Dans une remarquable étude intitulée "Opportunité de la mise en révision du secteur sauvegardé du XIIe arrondissement », Madame Celle, Architecte des Bâtiments de France, souligne bien ce problème : « ces travaux entraînant des reprises en sous-œuvre importantes, ne sont pas sans heurter les caves et fondations primitives. Aujourd’hui, les arguments réglementaires opposables à ce type de projet sont faibles car ils sont surtout quantitatifs et peu qualitatifs".
Dans le cadre de la révision, il serait nécessaire de s’interroger sur la possibilité laissée pour la construction de sous-sols sous les hôtels particuliers, demande devenue systématique à l’occasion d’opérations d’ensemble, et ayant des conséquences lourdes et préjudiciables pour le patrimoine.
Si l’on ajoute à ce bilan l’énorme projet concernant l’ancien hôpital Laënnec et le départ de nombreuses administrations, il est clair que notre arrondissement est en pleine mutation.

CHAMP DE MARS

Les installations éphémères qui enlaidissent Paris et donnent une vision désastreuse des monuments historiques aux touristes sont de plus en plus fréquentes.

PASSERELLE DEBILLY

Lire l'article dans le 16e arrondissement

Christine FABRE
Retour au sommaire

9e arrondissement

FIN DE LA SAGA DU 9 PLACE PIGALLE
Notre lutte contre ce projet pour préserver le style de cette place n'a pas abouti, mais la photo montre qu'au moins le nouvel immeuble est lisse, propre et ne choque finalement pas trop. Un bar-restaurant s'y est installé qui organise des concerts de jazz, musique latine etc.

Jan WYERS
Retour au sommaire

10e arrondissement

LA HALLE PAJOL DE LA GARE DE L’EST REVISITEE.
Au XXIe siècle, le réflexe patrimonial gagne le bâti industriel. L’année écoulée a fait grand cas de la Halle Freyssinet, entrepôt ferroviaire implanté le long des voies d’Austerlitz. Distinguée par l’actualité, cette

DISPARITION DE L’ACTION ARTISTIQUE DE LA VILLE DE PARIS

Cet organisme créé en 1977 par Béatrice d’Andia, avait pour mission d’organiser des expositions dans les Mairies de Paris et de publier des ouvrages relatifs à l’histoire de Paris. Le bilan de ses trente années d’activité est spectaculaire : 420 expositions organisées et 260 ouvrages publiés. Nous gardons tous le souvenir de certaines de ces expositions passionnantes et avons pu apprécier la variété des sujets traités dans les publications : histoire de Paris, études de quartiers, rues et places, monographies de monuments, courants architecturaux, vie quotidienne…Des centaines d’auteurs ont participé à ces publications, apportant leur savoir et leur érudition, et ont fait de cette collection de livres un instrument de référence pour tous ceux qui s’intéressent à Paris. Que tous ceux qui ont collaboré à cette œuvre en soient félicités.
A la suite du départ à la retraite de Béatrice d’Andia le 2 février 2007, la Mairie de Paris a annoncé le 10 février la dissolution de l’Action Artistique de la Ville de Paris et dés le 1er mars mis en vente les locaux.
Cet organisme ne sera pas remplacé, nous le déplorons. Sans doute les mairies d’arrondissement vont-elles prendre le relais pour l’organisation des expositions mais on peut craindre une disparition progressive des expositions liées à l’histoire de Paris et surtout un abandon de l’activité de publications scientifiques ce qui serait dommageable pour la défense du patrimoine.

Olivier de MONICAULT
Retour au sommaire

halle a des sœurs à proximité des autres grandes gares parisiennes. Ainsi la Halle Pajol greffée sur les voies de la Gare de l’Est. Pourtant implantée dans un quartier quelque peu délaissé, la rénovation de la Gare de l’Est et la promotion du récent TGV Est, donnent à cette halle une visibilité nouvelle. Si la logique patrimoniale prévaut pour la conservation de la Halle Eugène Freyssinet, ouvrage innovant de 1927, la Halle Pajol doit en revanche son salut à la mobilisation des associations locales et aux nouvelles directives prises par la ville en faveur du développement durable. La Halle Pajol d’un intérêt restreint pour l’histoire de l’art verra sa nef ouverte sur les voies ferrées de la Gare de l’Est accueillir un jardin couvert, flanqué d’une série d’équipements publics dont une auberge de jeunesse de 330 lits.
Cette reconversion patrimoniale consiste selon la ville, à conserver l’essentiel des bâtiments et à en profiter pour y installer des équipements manquants dans le quartier, et à créer de l’activité et de l’emploi, et pas seulement de l’habitat.

Monique AMY
Retour au sommaire

12e arrondissement

BREVES
Le bel immeuble du 33 rue de Picpus, propriété du Ministère de l’Agriculture, donc de l’Etat, sera-t-il rasé faute d’entente entre divers services du ministère ?
Cela ressemble à une farce au moment où l’on parle d’économiser les deniers publics. Hélas cet immeuble qui abritait les services informatiques du Ministère jusqu’en 1998 est vide depuis cette date et personne, semble-t-il, n’a la responsabilité de rentabiliser les avoirs de l’Etat. Il semble en effet qu’un projet de démolition a été envisagé mais du fait des contraintes dues à la proximité du cimetière historique de Picpus il a par bonheur été abandonné. Toutefois, il nous faut rester vigilant, l’Etat nous ayant habitué à laisser se dégrader jusqu’à destruction les immeubles dont il a la garde.
Les travaux onéreux de la Tour Saint Jacques semblant se terminer, nous espérons que les crédits futurs vont permettre enfin de commencer les travaux de rénovation des colonnes du Trône.
Dernier point, positif celui-la, la Fondation Eugène Napoléon est sauvée grâce à un accord entre l’arrondissement et l’association qui gère les écoles et le centre d’hébergement pour jeunes.

Guy LESEVE
Retour au sommaire

15e arrondissement

LA SALETE
Tout d’abord, toujours la saleté, sans que l’on sache très bien qui est vraiment responsable : la mairie centrale, la mairie d’arrondissement ou, tout simplement, les habitants ? Rue du Commerce.
A peine la voierie était-elle achevée, après de longues et coûteuses opérations manuelles, qu’il a fallu enlever les petits cubes, puis reboucher les trous. Le Sapeur Camembert n’est pas mort !
Les grands travaux (ex Boucicaut, ex Imprimerie Nationale, l’Opération Logements Sociaux, à l’angle de la rue de la Convention et de la rue Croix Nivert), sont inégalement avancés sans que l’on soit clairement informé sur leur finalité et encore moins, sur le calendrier des opérations.

ALLER ET RETOUR POUR L’IMPRIMERIE NATIONALE

Après sa vente au groupe américain Carlyle, le bâtiment de l’Imprimerie Nationale rebaptisé "INEXTENSO " ( ?) est présenté dans toute sa splendeur sur une pleine page couleur dans le journal de la Imprimerie Nationale
Imprimerie Nationale en travaux © T.F.
mairie du XVe arrondissement. On y apprend qu "entièrement réhabilités, les 28 000 mètres carrés développés sur quatre niveaux conservent l’intégralité des structures métalliques, véritable mémoire des lieux, ainsi que les larges façades "Belle Epoque" en brique bicolore donnant sur un jardin privatif de 3 600 mètres carrés, totalement réaménagé et re-végétalisé, sous l’œil toujours bienveillant de Gutenberg, … INEXTENSO offre au quartier une bulle d’oxygène supplémentaire par sa diversité végétale.
Tout cela est bel et bien beau. On est prêt à admirer le contenant, mais quid du contenu ? La grande presse nous révèle (Le Figaro du 19 juin) que le Quai d’Orsay, ou du moins ses services les moins nobles, vont s’y installer, ce rachat après vente par l’Etat mettant un terme aux affres des diplomates qui craignaient, comme ce fut le cas pour leurs collègues des finances il y a quelques années, d’être déportés à l’est de Paris. Le coût de la transaction est évidemment un secret d’état en attendant qu’un député un peu curieux pose une question écrite embarrassante au gouvernement. Peut-on espérer qu’il restera assez d’argent pour commander une statue de Vergennes à côté de celle de Gutenberg ?
Quant à la collection des poinçons, elle est tombée aux oubliettes.

ECOLE MILITAIRE

Le projet est, sur certains points, moins inquiétant qu’il n’y paraissait il y a quelques mois. Olivier de Monicault, Président de SOS Paris, est sorti partiellement rassuré de la dernière réunion de la commission « d’information et non de concertation » instituée par la Ministre de la Défense (voir le bulletin n°66 de mars 2007). « Des apaisements en ce qui concerne les démolitions envisagées auraient été obtenus ». Mais ces démolitions se sont accompagnées de la construction de maisons Algeco apparemment durables et ont comporté l’abattage de quelques rares arbres jusqu’ici épargnés.
Par contre l’architecture de l’immeuble de bureaux prévu en face de la Rotonde de Gabriel continue à poser problème. L’architecte s’obstine à maintenir un toit en cuivre. Le projet pourrait être amélioré.
Quant au problème central de l’opportunité du transfert de l’état-major de l’armée de terre à l’Ecole Militaire, il reste, lui aussi, durablement sans réponse.

HOPITAL NECKER

Le projet Hôpital Necker continue de passionner les médias, à tout le moins le Parisien. Pas moins de huit associations de défense se seraient mobilisées pour sauver l’hôtel XIXe Chaudron de Courcel. Dans le bras de fer qui oppose ce « G8 » à la Ville de Paris et à la toute puissante AP-HP, le combat, lui aussi , est durablement inégal. L’Etat veut passer en force et imposer une construction disproportionnée défigurant le quartier.

Claude LACHAUX
Retour au sommaire

16e arrondissement

PASSERELLE DEBILLY 16e et 7e
Cette passerelle construite pour l’exposition universelle de 1900 relie le quai Branly à l’avenue de New York, malheureusement pas dans l’axe du Palais de Tokyo, et il faut emprunter un souterrain pas très engageant pour traverser.
Ce pont est un oasis de calme et de fraîcheur, magique au coucher du soleil. Il était très peu fréquenté par les piétons mais maintenant avec l’ouverture du musée Branly, il y a plus de promeneurs.
Il serait temps pour le rendre plus agréable d’y mettre quelques bancs pour pouvoir s’attarder avant de rejoindre les quais bruyants
. Nous vous rappelons que sur 37 ponts parisiens, il n’y a que 4 passerelles piétonnes (Pont des Arts, passerelle Debilly, passerelle Solférino et la nouvelle passerelle Simone de Beauvoir qui est un ouvrage remarquable dans le Paris du 20e siècle).

Marie Claude de MANEVILLE
Retour au sommaire

17e arrondissement

LE CENTENAIRE DE LA CITE DES FLEURS
Du 22 au 24 juin, la Cité des Fleurs a fêté le centenaire de son association : entre avenue de Clichy et rue de la Jonquière, la Cité des Fleurs est un miracle urbain épargné par le temps. Sous ses airs paisibles, ce village protégé – où Sisley avait posé son chevalet en 1869 – a vécu toutes les transformations de ce quartier du 17e, en lisière des Epinettes. Bien qu’adossée à l’usine Gouïn, la Cité des Fleurs s’est voulue résidence de villégiature. Elle s’est constituée entre 1850 et 1866 période durant laquelle tous les terrains ont trouvé preneur. On constate la juxtaposition de jolies architectures et de pavillons plus simples, mais la règle fixée par les promoteurs d’origine a été respectée : obligation d’alignement, hauteur des grilles, des pilastres et des murs mitoyens. Cet ensemble comprend aujourd’hui 62 propriétaires, 32 maisons individuelles, 20 copropriétés. Le règlement de police est rédigé par les propriétaires dès 1886, et le syndicat des copropriétaires de la Cité de Fleurs voit le jour en 1907 ; le 12 juin, elle se dote de la personnalité juridique grâce à la loi de 1901 sur les associations. Cet îlot planté d’arbres séculaires continue d’abriter des poètes, des peintres des sculpteurs, des interprètes. La mémoire du maître Lucien Fontanarosa se prolonge aujourd’hui grâce à ses enfants musiciens : le violoniste Patrice, la pianiste Frédérique et le violoncelliste Renaud immortalisés dans un tableau de 1960.

Monique AMY
Retour au sommaire

URBANISME

LE "GRAND PARIS " - LA VISION DU CHEF DE L’ETAT
Lors du discours prononcé par le Président à l’aéroport de Roissy le 26 juin, les dossiers d’aménagement les plus austères ont pris un tour politique. En ne constatant aucune vision coordonnée de l’organisation urbaine au-delà du périphérique parisien, le chef de l’Etat a affirmé qu’il entendait jouer son rôle "pour ne pas faire systématiquement l’intérêt de chaque commune avant celui d’une métropole peuplée de 11 millions d’habitants". L’ancien Président du Conseil des Hauts de Seine a aussi soutenu l’extension de la Défense et la construction de nouvelles tours (critiquée par le Président de la Région PS M. Huchon). Il s’est aussi prononcé en faveur de grands projets d’infrastructures de banlieue à banlieue – en particulier du projet Métrophérique, devant relier toutes les têtes de ligne de métro. Même si toutes ces annonces ne sont pas sans arrière pensée en vue des prochaines élections régionales, il semblerait qu’un prochain élan soit à attendre dans l’élaboration du "Grand Paris".

Monique AMY
Retour au sommaire

LA PROTECTION VILLE DE PARIS (PVP)
Ce terme apparu dans le récent PLU de Paris n’est que le nom donné à une mesure réglementaire du code de l’Urbanisme déjà utilisé dans de nombreuses communes, y compris à Paris dans les "POS fins". Fort de cette expérience, ce système de protection du bâti doit répondre à une mise en œuvre stricte et comporte un écueil qui risque de le rendre contre-productif.

JUSTIFIER LE BIEN FONDE DE LA PROTECTION
Protéger un bâtiment correspond souvent à le figer dans son état présent, voire à imposer le retour à son état originel. Cela signifie maintenir un état offrant sûrement un intérêt culturel pour la collectivité, par le maintien d’une trace de l’histoire, mais une contrainte forte pour le particulier propriétaire du bien. En effet, l’évolution du bâti dans le temps a souvent tendu vers une densification des parcelles par une utilisation accrue du sol et par des surélévations successives. Protéger l’ancien c’est donc, bien souvent, imposer le maintien de constructions basses. Pour le propriétaire cela signifie l’impossibilité de tirer le meilleur parti financier de son terrain. Cela introduit une différence de traitement entre deux voisins, l’un ne pouvant plus construire pour satisfaire la collectivité et l’autre élevant une construction et en tirant un profit substantiel. La loi n’interdit pas cette disparité, cela se nomme l’"utilité publique ", (la déclaration des droits de l’homme et du citoyen l’admet également) mais demande une justification claire de la part de l’administration lésante.
Justifier l’utilité publique d’une telle protection impose pour le moins d’avoir réalisé une étude historique cohérente et complète sur le territoire concerné. Il faut être capable d’expliquer au propriétaire lésé qu’il possède un bien exceptionnel utile à tous. Les nombreuses communes ayant utilisé ce type de protection l’ont fait suite à une étude historique approfondie, voire le plus souvent après une démarche de ZPPAUP. Ce type de démarche se réalise conjointement avec les services compétents de l’Etat. On trouve donc une véritable justification à la protection. Lors de l’instruction d’un permis (de démolir ou de construire) on évite également le risque de voir un ABF donner un avis contraire à celui découlant du PLU. Paris a toujours voulu éviter la démarche d’étude historique approfondie et faisant intervenir les services compétents de l’Etat. Cela a déjà été remarqué à l’occasion du POS du Faubourg Saint-Antoine ; une association avait obtenu gain de cause auprès du Tribunal Administratif sur le défaut de justification des constructions protégées. En début de concertation SOS Paris avait alerté les élus sur la nécessité d’une bonne justification de la protection et sur celle de réaliser un véritable inventaire parisien. Cela n’a pas suffi et nous avons déjà eu l’occasion d’exprimer notre inquiétude quant à une protection uniquement basée sur les propositions des associations et des citoyens. Le préfet a semblé nous donner raison en attaquant le PLU près du Tribunal Administratif pour insuffisance de justification des protections.

ABSENCE DE COMPENSATION FINANCIERE
La protection empêche souvent une surélévation, entraînant un manque à gagner important, mais peut aller encore plus loin en imposant la démolition d’extensions jugées inappropriées. Or aucune contrepartie financière ne vient compenser cette injustice. La loi elle-même inscrit le principe de non indemnisation par l’article L 160-5 du code de l’Urbanisme. Si on peut comprendre la frilosité de Bercy, on admet difficilement que la collectivité ne participe pas à l’entretien et à la valorisation d’un bien qu’elle soumet à des contraintes. Bien souvent, un propriétaire qui ne peut plus obtenir de plus value de son bâtiment n’a pas les moyens financiers de réaliser les travaux, souvent plus onéreux du fait des obligations d’entretien imposées par les ABF, et la construction se dégrade. On voit ainsi des bâtiments protégés se dégrader plus rapidement que leurs voisins. Certains propriétaires peu scrupuleux vont même encourager la ruine de leur bien pour retrouver leur droit à construire.
SOS Paris considère qu’il serait préférable de soutenir les propriétaires à qui on a imposé une contrainte forte. C’est pourquoi nous encourageons l’administration à inscrire dans les attributions de la Fondation du Patrimoine l’égibilité à son "label" pour l’ensemble des constructions dont la protection est imposée dans le cadre d’un PLU.

ZPPAUP
Le PLU de Paris qui vient d’être adopté avant l’été a permis de protéger tout ou parties de plus de 4000 bâtiments, avec toutes les réserves que l’on peut y mettre. Cette protection patrimoniale s’ajoute au deux Plans de Sauvegarde et de mise en Valeur (PSMV loi Malraux) du 7e arrondissement et du Marais. Mais les grandes absentes de ce PLU, pourtant réclamées à corps et à cris par SOS Paris et par de nombreuses autres associations, sont les Zones de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysagé (ZPPAUP). Mais qu’est-ce qu’une ZPPAUP et pourquoi donc n’en trouve-t-on pas à Paris ?
La protection du patrimoine en France est une affaire d’Etat. Les lois de protection 1913 pour les monuments historiques, 1930 pour les sites et 1964 pour la loi Malraux amènent toutes à exclure les éléments protégés de la réglementation locale pour en confier la gestion aux services de l’Etat. Ainsi, ce nouveau PLU ne s’applique pas sur les périmètres de nos deux PSMV.
La volonté, sans cesse renforcée ces dernières années, de ne plus limiter la protection aux seuls monuments mais de l’ouvrir à un patrimoine plus quotidien a amené le législateur à imaginer une nouvelle forme de gestion de la protection. Mais les caisses du Ministère de la Culture étant ce qu’elles sont, mieux valait délester les services centraux ! Est-une bonne chose ? Bien sûr, le maire d’une commune connaît mieux sa ville, son histoire, ses trésors cachés qu’un fonctionnaire déplacé d’un département à l’autre au gré de mutations arbitraires. En revanche, il est bien rare qu’il ait la capacité de recourir à une personne compétente, capable d’étayer scientifiquement des arguments pour décider de protéger ou non. Le risque apparaît alors de confier, in fine, au juge administratif (est-t-il le plus compétent en la matière ?) la décision de la pertinence d’une éventuelle protection. Ce même risque existe également à Paris où une protection défendue par l’administration communale peut s’opposer aux arguments d’un ABF ayant à donner un avis conforme du fait de la situation en site classé.
Deux types de protection existent dans le cadre du code de l’Urbanisme : le premier qui grâce aux articles L. 123-1-5 et surtout 7 du code de l’Urbanisme permet d’ "Identifier et localiser les éléments de paysage et délimiter les quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou écologique et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur protection" ; ces éléments prennent le vocable de "Protection Ville de Paris" (PVP) dans notre PLU. L’autre, la ZPPAUP, est une forme plus organisée de protection de proximité.
Il s'agit d'une procédure réglementaire assez récente puisqu’instaurée en 1983. Les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) concernent le même type de protection que les PSMV mais pour des zones n’ayant pas suffisamment attiré l’attention du ministre de la Culture. L'objet protégé tient plus souvent de la ville "quotidienne, banale" que de l'exception monumentale.
Ces zones ne sont pas exclues du PLU mais certaines prescriptions viennent le compléter. De plus, l'initiative de la démarche revient généralement à la commune et l'élaboration se réalise conjointement avec les services de l'État. Si la démarche aboutit, un document consensuel protégera un périmètre remarquable. L'avantage de cette dualité de réflexion réside dans la complémentarité des intérêts. La protection proprement dite toujours dirigée par les services compétents du ministère n'empiètent plus sur les autres fonctions d'une ville défendues par le Maire.
Les textes restent assez flous sur la forme du document adopté, ce qui s'avère d'une grande richesse. Les ZPPAUP s'appliquent en effet à des zones ne nécessitant pas la mise en place d'un PSMV car moins fortement typées. On peut donc, pour chaque situation, constater une spécificité propre avant d'élaborer une réponse adaptée. Les principales mesures se trouvent dans l’article 11 du règlement des PLU qui traite de l'aspect extérieur des constructions et l'aménagement de leurs abords ainsi que, éventuellement, les prescriptions de nature à assurer la protection des éléments de paysage, des quartiers, îlots, immeubles, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger . C’est également dans ces zones que l’on retrouve majoritairement les protections évoquées plus haut. Enfin, il faut rappeler que toute construction située à l’intérieur d’une ZPPAUP est éligible au label de la Fondation du Patrimoine qui ouvre droit à des défiscalisations.

Remi KOLTIRINE
Retour au sommaire

* * * EXPOSITIONS * * * * * * EXPOSITIONS * * * * * * EXPOSITIONS * * *

CITE DE L’ARCHITECTURE ET DU PATRIMOINE,
1 place du Trocadéro, Paris 16e
Nous vous parlions dans notre dernier bulletin (n°67) de l’ouverture prochaine de l’ancien musée des monuments français qui est maintenant inclus dans cette merveilleuse cité de l’architecture. La presse en ayant abondement parlé, nous ne pouvons que confirmer cette réussite .Surtout ne boudez pas votre plaisir en retrouvant vos souvenirs plus que dépoussiérés…et en découvrant l’architecture en France du 11e au 21e siècle.

LES HEURES CHAUDES DE MONTPARNASSE

Musée du Montparnasse, 21 avenue du Maine Paris 15e, jusqu’au 6 janvier 2008, 12h30-19h, sauf lundi.
Quelle merveille cette impasse qui a pu de justesse être préservée, dans ce Montparnasse victime des bulldozers. L’ancienne « cantine des artistes » créée en 1915 par la peintre russe Marie Vassilieff n’a pas de collections permanentes, mais propose des expositions temporaires sur les artistes du début du 20e siècle.
Les heures chaudes de Montparnasse ont bénéficié de prêts importants du Musée du Petit Palais de Genève et nous pouvons voir des œuvres de peintres devenus célèbres.
Il est recommandé de venir à l’ouverture, car l’espace est restreint et il y a beaucoup de monde. .

Retour au sommaire

* * * DES LIVRES * * * * * * * DES LIVRES * * * * * * * DES LIVRES * * *

DANS LE CAFE DE LA JEUNESSE PERDUE
de Patrick MODIANO, Gallimard, 2007, 148 p. 14,50 euros,
On ne présente plus l’auteur de LA PLACE DE L’ETOILE, piéton nostalgique de Paris, qui dans cet ouvrage évoque la triste histoire d’amour du narrateur pour une fille étrange nommée Louki. Au cours de ce roman très bref, nous parcourons avec lui de nombreux quartiers du Paris des années 60.
Moi j’avais peur de retourner de l’autre côté de la Seine, vers ce 6e arrondissement de mon enfance. Tant de souvenirs douloureux….Mais à quoi bon en parler puisque cet arrondissement n’existe plus aujourd’hui que pour ceux qui y tiennent des boutiques de luxe et les riches étrangers qui y achètent des appartements..."

PARIS LES LIEUX DE LA RESISTANCE

d’Anne THORAVAL, Parigramme, 2007, 287p, ill. 29 euros.
Pour ceux qui aiment se documenter sur l’histoire de la seconde guerre mondiale, voici une somme, quartier par quartier, des endroits clandestins utilisés par les sympathisants parisiens de la résistance pendant l’occupation. (lieux de réunions, d’impression de tracts etc…)

PARIS MUSEE DU 21e SIECLE

le 10e arrondissement de Thomas CLERC, Gallimard, 2007, 249 P. 18,50 euros.
L’auteur a l’immense ambition de décrire tous les arrondissements de Paris d’une manière passionnante, un peu intellectuelle toutefois…
Son premier ouvrage sur le 10e qu’il habite sort des sentiers battus et nous espérons qu’il arrivera à continuer son entreprise !

LE PARIS DES PARESSEUSES

de J.A Colleuille et L.Gontier,2007, Marabout, 5,90 euros.
Nous changeons de registre….
Voilà un petit guide des bonnes adresses, en tout genre. Cela peut rendre service si on veut savoir ce qui est " tendance" et si l’on ne craint pas d’être un peu snob !!
Distrayant et pas cher.
Retour à la liste des bulletins

    Rejoignez-nous!
    Nous avons besoin d'adhérents.
    Cotisation annuelle donnant droit à notre bulletin trimestriel : 40 Euro
    Envoyez vos chèques à S.O.S. Paris, 103 rue de Vaugirard, 75006 PARIS