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SOS PARIS Bulletin 69
EDITORIAL

Sommaire
Editorial
Les tours à Paris
Au fil des quartiers
1er  3e  6e  7e  8e
9e  15e  16e  17e
Urbanisme
Billet d'humeur
Mauvaise humeur!
Interview
Trésorerie
Expositions
Des livres
Bas de la page

par Olivier de MONICAULT.

Depuis deux ans, nous vous avons tenus au courant de nos inquiétudes concernant le transfert projeté de l’état-major de l’Armée de Terre EMAT à l’Ecole Militaire et plus particulièrement la construction d’un bâtiment de bureaux de 12 000 mètres carrés face à la Rotonde de Gabriel.
Sous la pression des associations, le Ministère de la Défense avait créé une commission d’information pour nous tenir informés de l’avancement du projet ; cette commission s’est réunie trois fois.

Nous avons appris fin 2007 l’abandon du projet et la décision – plus judicieuse – de regrouper à Balard les trois états-majors Terre, Mer et Air.
Nous nous en réjouissons mais nous déplorons toutefois de l’avoir appris par la presse et non par la commission d’information créée "ad hoc". Ne boudons pas notre satisfaction, mais restons vigilants car cette décision ne clôt pas le dossier ; l’existence de la commission d’information demeure plus utile que jamais.

En effet, bien des incertitudes demeurent concernant l’avenir du site de l’Ecole Militaire (dont la Etat-major de la Marine, place de la Concorde
Etat-major de la Marine © Jan Wyers
mauvaise utilisation est évidente). Nous pensons, mais cela ne nous a pas été précisé, que les travaux de rénovation relatifs à l’installation du Centre de Documentation CEDOC ne sont pas remis en cause mais l’abandon définitif de la construction du bâtiment de bureaux n’a pas été confirmé. Nous sommes d’autant plus inquiets que le bruit court que la Présidence de la République qui serait à l’étroit dans ses bureaux à l’Elysée envisagerait une extension à l’Ecole Militaire.

Par ailleurs, l’état-major de la Marine, installé place de la Concorde dans le bâtiment de l’ancien garde-meuble de la Couronne, devant déménager, quel avenir prévoit-on pour les bâtiments de Gabriel (encore lui !) ? Des rumeurs circulent : vente à un promoteur pour construire un hôtel de grand luxe, création d’un centre international de conférences pour remplacer celui de l’avenue Kléber…

Comme vous le voyez, SOS Paris a encore du pain sur la planche et a plus que jamais besoin de votre soutien. Votre soutien, ai-je besoin de vous le dire, passe par le renouvellement de votre cotisation ! D’avance un grand merci !

LES TOURS A PARIS

La polémique ouverte il y a plus de deux siècles avec l’érection "provisoire" de la Tour Eiffel, est à nouveau d’actualité à Paris, avec les constructions de grande hauteur. Il est temps de faire un point sur les différents aspects du conflit. En effet, généralement les arguments des uns ne répondent pas aux objections des autres, perdant immédiatement toute portée. Trois angles doivent être déclinés pour bien aborder le sujet : l’esthétisme, la densité et le symbolisme.

Passons rapidement sur l’esthétisme d’une construction qui n’a bien souvent rien à voir avec sa hauteur. Rappelons simplement que la tour Eiffel a probablement été l’œuvre la plus unanimement décriée en son temps et qu’elle est aujourd’hui l’une des plus visitée. A l’opposé, l’immeuble de la préfecture du boulevard Morland qui faisait débat à l’époque de sa construction, certains appréciant la pureté et la modernité de ses lignes, fait aujourd’hui la quasi-unanimité contre lui. L’aspect esthétique est donc plus Tour Effeil et front de Seine!
Tour Eiffel et
tours des années 1970
une question de goût personnel, d’éducation ou de période. Simplement une construction de grande hauteur est vue de plus loin donc par un plus grand nombre de personnes et fait alors couler plus d’encre.

Le principal argument des "pro-tour" est que Paris ne possède pratiquement plus de réserve foncière et donc si on veut maintenir des bureaux, stabiliser le niveau de population et multiplier les espaces verts, il faut densifier en élevant plus les hauteurs constructibles. Cet argument apparemment irréfutable ne résiste pas à une analyse plus fine de la réalité. Sur l’emprise construite, si les étages se multiplient et se comptent en dizaines, alors la densité ponctuelle est très élevée. Pourtant, comme il n’est pas possible d’accoler deux tours comme des immeubles haussmanniens, l’espace libre entre chaque construction devient très important. En analysant les cartes de densité des constructions à Paris on constate rapidement que la densité des îlots haussmanniens dépasse allègrement 6 tandis que les secteurs de grande hauteur, sauf très ponctuellement, restent nettement inférieurs. Les plus caricaturaux étant les secteurs de barres des années 60-70, ressentis comme "très denses et invivables" alors que le COS y est toujours inférieur à 3. Le réaménagement de ces secteurs pourraient d’ailleurs s’avérer une source foncière importante. Densifier en construisant des tours est donc un leurre.

Reste alors l’aspect symbolique des tours et il nous faut là nous re-pencher sur la composition des villes dans l’histoire. En tout temps les tours ont existé. Elles scandaient régulièrement le mur d’enceinte, permettant de surveiller les abords de la cité. Au centre, le donjon, la plus haute des constructions, représentait l’ultime rempart en cas d’attaque ennemie. Ce Tour Montparnasse
Tour Montparnasse
dernier devient l’élément de référence pour se repérer dans la ville, chaque tour de l’enceinte marquant la direction à prendre pour se rendre dans une ville voisine. Ces tours représentent le pouvoir politique de la ville.

D’autres tours sont également présentes dans les villes depuis la nuit des temps. Elles représentent le pouvoir religieux. Que ce soit les pyramides égyptiennes ou mayas, et plus récemment les minarets ou nos clochers, elles symbolisent une élévation de l’esprit vers le ciel. Elles deviennent aussi un repère dans la ville et donnent leur nom à un quartier. Elles nous permettent de nous orienter. Plus tard, d’autres fonctions, destinées à un usage public, culture, éducation, justice… vont marquer les villes en s’élevant au-dessus des constructions courantes.

Ainsi, en regardant un plan des hauteurs des constructions à Paris trouve-t-on régulièrement des éléments dépassant le fatidique plafond de 37 mètres. On y remarque les clochers de la majorité des églises, des théâtres et opéras, des universités, toutes sortes de monuments publics marquant la vie de la cité. Tous ces monuments agissent pour nous comme des repères dans la ville et leur hauteur supérieure à 37 mètres ne nous choque pas.

En poursuivant le raisonnement, il ne semble pas scandaleux d’imaginer l’autorisation d’un dépassement de hauteur pour un monument. Lorsque Napoléon III commande la construction d’un Opéra, il demande un monument grandiose et ne se soucie pas de limiter la corniche à 20 mètres et le faîtage à 10 mètres plus haut. Les cintres, très hauts sont couverts d’une coupole en cuivre bien visible du bas de l’avenue de l’Opéra. A l’inverse, lorsqu’on décide de construire un nouvel opéra à la Bastille on tente d’imposer le respect du règlement d’urbanisme courant. Seuls les cintres, forcément très hauts, sont autorisés à monter au-dessus du plafond, avec instruction de tenter de masquer ce dépassement. L’architecte a dû se contenter de laisser émerger une "boîte à chaussures" blanche. Le résultat est qu’en remontant la rue Saint-Antoine on a comme point de mire un grand mur vierge plutôt qu’un élément architecturé. De ce fait, et abstraction faite de son aspect esthétique, ce bâtiment n’est pas un monument. Il n’est pas un repère dans la ville. Dans le même esprit, lorsque sur la ZAC Paris Rive-Gauche il est décidé de construire une église, on en fait le bâtiment le plus bas du quartier.

On le voit, les tours existent dans Paris, mais toujours, servant de repère et symbolisant une élévation spirituelle ou culturelle. Elles font également, de manière systématique, référence à un acquis commun, à une partie de notre histoire où chaque habitant peut se retrouver. Elles ont un caractère universel qui, plus que de les légitimer, leur donne une qualité essentielle dans la vie de la cité. En revanche, construire une tour qui devient le support publicitaire de tel ou tel grand groupe ne peut avoir qu’une seule raison : élever le capitalisme au rang de grande valeur spirituelle et culturelle.

Remi KOLTIRINE
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AU FIL DES QUARTIERS
la vie des arrondissements

1er arrondissement

LES COLONNES DE BUREN

En 1985, le Ministère de la Culture annonce qu’une commande publique vient d’être passée à Daniel Buren pour la réalisation d’une œuvre monumentale intitulée "Les grands Plateaux" et qui doit prendre place dans la cour d’honneur du Palais Royal, site classé.

Cette annonce suscite alors effervescence et polémique dans la presse, les dépêches d’agences, les radios et télés et bien-sûr la création de comités de quartier (signature de Graffiti d'inauguration
Colonnes de Buren © Roland Liot
pétitions et actions auprès du Tribunal Administratif). Et puis des graffiti fleurissent sur les palissades : c’est alors que nous pouvons faire photographier par Roland Liot, ces témoins éloquents de l’indignation du public. (Photo ci-contre).

Ces colonnes tronquées au nombre de 260, allant jusqu’à 3 mètres de haut, devaient démontrer la bonne insertion d’une œuvre moderne dans un espace classé et être un exemple de cohabitation culturelle.

Dans nos bulletins n° 4, 5, 6 et 10, nous vous avions tenus au courant des péripéties de notre combat. Mais il nous a paru utile de le rappeler aujourd’hui où les fabuleuses colonnes font parler d’elles à nouveau.

Nous ne sommes nullement opposés, par principe, à l’Art Moderne mais comme nous l’avons écrit dans le bulletin n°5 nous pensons que l’œuvre incriminée n’est qu’un jeu intellectuel qui bétonne et défigure et enterre un des lieux que Bachelard appelle "comblés et si heureux d’eux-mêmes".

Vous voici de nouveau confrontés à un nouvel épisode de l’aventure "Burenniène" : l’artiste constatant l’usure de son œuvre et l’état de déshérence de l’ensemble, déplore qu’aucune restauration ne soit faite, ce qui constituerait à ses yeux, une forme de "vandalisme d’Etat.

Au plus fort de sa colère, Buren menace tout simplement Colonnes de Buren Colonnes de Buren © Jan Wyers
de démolir les colonnes (que ne le prend-on pas au mot !) : "Je me bats depuis des années et j’ai vu les choses péricliter ministre après ministre", déclare-t-il.

La confusion semblerait être arrivée à son comble si nous n’apprenions par la presse que la salle aménagée sous la cour et les colonnes occupée par la Comédie Française n’était menacée par la mauvaise étanchéité du plateau, d’où vives protestations de ladite Comédie Française qui déclare : "Les dossiers ne sont pas traités avec cohérence".

C’est alors que la réaction des décideurs ne se fait plus attendre : la rénovation du site est prévue de 2007 à 2011 selon le Directeur de l’Architecture et du Patrimoine qui précise que le montant global des travaux est estimé à 14 millions d’Euro pour l’ensemble du Palais Royal et 3 millions d’Euro pour la cour d’honneur elle-même.

Dans toute cette aventure que dire de plus ?

Nous avons connu, après cette nouvelle bataille d’Hernani, espoir et déception mais nous nous sommes bien battus.

(A suivre… )

Geneviève PAULTRE
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3e arrondissement

LE VERT MARAIS

Le petit mur pignon le long de la poste du 64 rue de Saintonge (emplacement d’une maison ancienne habitée par Robespierre 1789-1791), sera très prochainement recouvert de verdure par la Mairie. Vive la chlorophylle ! La chlorophylle fait-elle peur aux Mexicains qui ont littéralement massacré la vigne vierge couvrant le mur de l’immeuble loué par le "centre culturel du Mexique" au 119 rue Vieille du Temple ? Ou bien, est-ce la peur des propriétaires qui eux pensent (à tort) que la vigne vierge peut endommager les façades ? Le résultat fût un été lamentable avec des branches pendantes et des feuilles séchées alors que lors de la fête de la musique, en juin dernier, tout le monde avait pu se réjouir de l’aspect verdoyant de cette jolie cour longtemps accablée de constructions parasites. Les murs se couvrent même de vert ou s’ouvrent pour laisser voir les jardins. Même le BHV l’a compris en transformant la façade d’un bâtiment, rue de la Verrerie en mur végétalisé pour le plaisir et la santé des clients et des passants.

Louis BONNAUD
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6e arrondissement

QUARTIER DE L'ODEON

Réuni à trois reprises en 2007, le Conseil de Quartier de l’Odéon, présidé par le Maire du 6ème et en présence d’un certain nombre d’habitants motivés s’est intéressé à divers problèmes rencontrés dans ce quartier :

- Aménagement de la Place Henri Mondor et du Carrefour de l’Odéon.

- Proposition par ledit Conseil de la création d’un "Quartier Vert" dans le périmètre de notre quartier.

- Rénovation enfin de la place située devant le théâtre qui est inscrite à l’IMH et ferait l’objet d’études menées par la Direction de la Voirie et les Architectes des Bâtiments de France et des Monuments Historiques.

(A suivre… )

Geneviève PAULTRE
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7e arrondissement

A SURVEILLER DE TRES PRES

L’hôtel particulier du 1 avenue Charles Floquet (angle avenue Octave Gérard ) est le seul hôtel particulier inscrit MH dans ce quartier du Champ de Mars où ils sont nombreux.

Or cet hôtel a été vendu par l’Etat (il appartenait à la DATAR) à une société immobilière.

Il n’y a pas à ce jour encore de permis de construire délivré.

Cet hôtel connut des jours fastes (avant de devenir Radio Paris de sinistre mémoire pendant l’occupation).

Il y eut, en particulier, en 1927 un bal mémorable donné par le prince et la princesse de Faucigny–Lucinge consacré au souvenir de Marcel Proust où les invités étaient déguisés en personnages de la "Recherche du temps perdu" (l’Ecole militaire DAVP 2002).

Cet immeuble fût construit de 1904 à 1911 par les architectes P. et M. Humbert pour J.C. Chantrell. Pastiche d’une architecture palladienne il a été inscrit MH partiellement pour l’intérieur, le 2 août 1994. Il faut donc être très vigilants et obtenir la possibilité de visiter l’intérieur en espérant qu’il n’a pas été trop saccagé depuis le bal Proust.

Marie-Claude de MANEVILLE
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Bureau de recrutement rue St Dominique
Carte postale de l'angle La Tour-Maubourg/St Dominique
38 et 39 BOULEVARD DE LATOUR-MAUBOURG

Deux projets désastreux menacent le boulevard de La Tour-Maubourg : l’un au 38, l’autre au 39.

Le premier concerne le croisement du boulevard et de la rue Saint-Dominique, où l’ancien Bureau de Recrutement du Gouvernement Militaire de Paris occupait une belle bâtisse du XIXe, dont la façade harmonieuse s’aligne rue Saint-Dominique. L’îlot en question est aéré et hélas constructible.

Les acquéreurs - une société d’habitation à loyers modérés - projettent de construire des logements, parallèlement à l’immeuble ancien, le long du mur pignon du 42 boulevard de Latour-Maubourg. Hélas, ceux-ci ressemblent fâcheusement à des blockhaus ; outre leur étrange volumétrie, ils sont percés de baies irrégulières, "enjolivées" d’incrustations métalliques insérées dans l’épaisseur de la façade. L’ensemble est totalement incongru dans le contexte architectural de ce quartier et, si l’on maintient ce projet en l’état, constitue une véritable agression visuelle.

Le deuxième projet est tout aussi navrant. Il s’agit au 39, de surélever d’un étage un fort bel immeuble, 39 boulevard de Latour-Maubourg
39 boulevard de Latour-Maubourg © Jan Wyers
ancien hôtel particulier construit en 1869 par l’architecte Lacloux et dont la façade, chose rare, n’a subi au cours du temps que très peu de modifications. Le brisis et les lucarnes qui couvrent harmonieusement l’édifice seraient englobées dans la construction moderne que l’architecte qualifie "d’écriture contemporaine sobre" mais qui défigure totalement ce bâtiment et s’inscrit fort mal dans un environnement Haussmannien.

Il est désolant de constater que le manque de respect pour un patrimoine architectural, que les étrangers nous envient, perdure à Paris.

Christine FABRE
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L'HOTEL SAMUEL BERNARD

Dans la nuit du 7 au 8 février un incendie a emporté la quasi-totalité des collections inestimables de la galerie du taxidermiste Deyrolle installée 46 rue du Bac dans l’Hôtel Samuel Bernard. Le cabinet des curiosités et la salle des papillons du premier étage sont partis en fumée, ainsi que les grands fauves naturalisés .

Cette célèbre boutique-musée fondée en 1831 était, tant pour ses collections que pour le décor de son installation, un élément pittoresque du patrimoine parisien ; le Prince Louis Albert de Broglie, propriétaire depuis 2001, est décidé à tout remettre en état.

Rappelons que l’hôtel Samuel Bernard, bâti en 1730, avait déjà subi par le passé un premier sinistre encore plus grave lorsqu’en 1880 toute la partie arrière fut démolie et ses superbes boiseries rachetées par un antiquaire ; celles du grand salon avec leurs dessus de portes peints par Van Loo et Restout ont été remontées en period-room au musée de Jérusalem.

Olivier de MONICAULT
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8e arrondissement

AMBASSADE DU CANADA

Il y a quelques mois, le Conseil d’Arrondissement, sur suggestion du Conseil Consultatif de Quartier "Triangle d’Or", a demandé la remise en état, par l’Ambassade du Canada, Avenue Montaigne (n°35) des grilles classées qui avaient été déposées sans autorisation.

Cette demande s’inscrivait dans le cadre d’un vaste combat que mène, depuis de nombreuses années, le Maire du 8e arrondissement, Monsieur François Lebel, qui demande la mise en valeur des jardinets privatifs et des grilles d’un certain nombre de copropriétés prestigieuses du quartier "Triangle d’Or".

RUE D’ANJOU

Au 8 de la rue d’Anjou se situe l’Hôtel de Mazin, habité il y a environ 200 ans par La Fayette.

Un copropriétaire de l’immeuble nous a récemment indiqué que l’immeuble fait actuellement l’objet d’importants travaux de ravalement et d’embellissement qui risquent de dénaturer complètement ce bel Hôtel. Ce serait un copropriétaire influent qui a mis en avant des préconisations de la Mairie et de l’ABF pour imposer certains travaux à caractère somptuaire, pourtant déconseillés par la Commission du Vieux Paris.

Une fois encore, nous ne pouvons que déplorer que les préconisations de la Commission du Vieux Paris ne soient pas toujours écoutées.

Régis de SAVIGNAC
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9e arrondissement

SALETE DES FACADES

Notre concours pour l'immeuble public le plus sale de Paris (voir Bulletin n° 66 de Mars 2007) Ce n'est pas l'immeuble  le plus sale !
Immeuble de l'OPAC© Jean Wyers
n'a jusqu'ici pas donné beaucoup de résultats, à croire que nos lecteurs ont fini par se résigner à l’incurie des pouvoirs publics. Voici un exemple : dans la paisible rue de La Rochefoucauld, on trouve cet immeuble, inoccupé depuis de nombreuses années, quimenaçait ruine. Il était propriété privée et sa façade très sale avec ses vitres cassées nous faisait honte. L'ensemble vient d'être racheté par l'OPAC qui va en faire des logements sociaux. C'est le quatrième immeuble dans un espace de cent mètres de cette rue qui est destiné à cet emploi. Espérons au moins que maintenant qu'il appartient à une instance officielle, sa façade sera nettoyée et restaurée dans les règles de l'art...!

Jan WYERS
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15e arrondissement

NOUVEL HOPITAL NECKER

Le

Le "Chateau" de l'hôpital Necker © Jan Wyers

Le Monde du 15 octobre 2007 nous apprenait que le Maire de Paris avait finalement autorisé la construction du nouvel hôpital Necker. Les associations de défense du patrimoine ont, au moins partiellement, obtenu gain de cause puisque l’hôtel fin XIXe situé à l’angle du boulevard du Montparnasse et de la rue de Sèvres sera reconstruit à l’intérieur de l’enceinte du nouvel hôpital. Il sera ainsi, certes sauvé, mais invisible aux promeneurs de ce quartier, à moins que des visites du nouveau lieu n’y soient organisées.

 

 

Imprimerie Nationale
Imprimerie Nationale en travaux © T.F.
LA TRES COUTEUSE IMPRIMERIE NATIONALE

Ce que les conseillers d’opposition ont qualifié de "scandale" aux séances du Conseil Municipal des 16 et 17 juillet 2007 peut se résumer en quelques chiffres. En 2003, l’Etat a vendu l’Imprimerie Nationale au fonds de pension américain Carlyle pour 85 millions d’Euro. Les travaux d’aménagement réalisés par l’acheteur sont estimés à une centaine de millions d’Euro. Et l’Etat, désireux d’y installer une partie du Quai d’Orsay, aurait racheté l’immeuble pour trois cent quatre vingt millions d’euros. Jolie plus-value pour l’investisseur américain.

Claude LACHAUX
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16e arrondissement

STADE JEAN BOUIN
STADE HEBERT

C’est une curieuse affaire que celle du Stade Jean Bouin et du Stade Hébert. Plusieurs milliers d’élèves au cours de l’année utilisent ces deux espaces sportifs pour la pratique de l’éducation physique. Par ailleurs, la Direction de la Jeunesse et des Sports se plaint urbi et orbi du retard des équipements sportifs de Paris par rapport à ceux de l’Hexagone. Or qu’apprend-on ? Que le Stade Jean Bouin va être consacré à l’usage exclusif de l’équipe de rugby du Stade Français et le Stade Hébert à la Fédération Française de Tennis pour y construire un dôme de 15 000 places. Dans le premier cas, on se demande pourquoi le Stade Charlety, magnifique ouvrage de Gaudin fort peu utilisé, a été écarté. Dans le second cas, il ne faut pas être grand prophète pour prédire que la FFT réclamera une liaison entre le Stade Hébert et Roland Garros c’est-à-dire un passage à travers les serres d’Auteuil. Pour pallier ce déficit supplémentaire en équipements, nos édiles appuient une demande de couverture gonflable des tennis de la Croix Catelan et dans le cadre du réaménagement de l’hippodrome d’Auteuil, l’aménagement d’un parc sportif paysager. Faudra-t-il payer les demandes incongrues et coûteuses d’organismes professionnels privés par le saccage d’espaces verts classés, dont la gestion laxiste scandalise les amoureux du patrimoine, même s’ils ne se situent pas automatiquement dans la mouvance écolo ?

Louis Edmond GOUPY
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PORTE D’AUTEUIL

Les projets se multiplient Porte d’Auteuil : le site serait vouée à constituer un "grand pôle sportif" à l’ouest de Paris.

Le stade Jean Bouin en premier lieu, un projet de l’architecte Riciotti prévoit un énorme boudin de 20 000 places comportant outre le terrain de jeu actuel, un centre commercial et 533 places de parking !!! Ce stade est actuellement réservé à un club omnisports et à 2 700 scolaires.

La solution serait une installation de terrains de sport sur l’hippodrome d’Auteuil, moyennant bien sûr quelques mètres carrés de bétonnage.

Le bruit court à nouveau d’installer un dôme pour Rolland Garros sur le stade Hébert, sans conséquences pour les scolaires qui s’y entraînent journellement puisque la solution de l’hippodrome d’Auteuil, est toute trouvée…

Le Parc des Princes ne sera pas oublié, en effet, une société immobilière, Colony Capital, est chargée de rentabiliser ce stade par la création de commerces et d’organiser des manifestations. On espère égayer les habitants de ce quartier.

Il ne faut pas oublier les quelques 800 logements qui sont prévus sur le terrain de la S.N.C F. et sur le terrain des religieuses du Boulevard Murat.

3-5 rue D’Andigné : Après avoir consulté le permis de construire d’un local sportif comprenant une piscine et diverses installations de musculation, nous avons constaté que le projet n’est pas trop disproportionné.

Il faut ajouter à ce tableau la construction du musée des Arts Contemporains du XXe et XXIe siècle de Monsieur Bernard Arnault sur le site du Jardin d’Acclimatation : une envolée nuageuse de 110 779 m2 et 31 mètres de haut.

S.O.S. Paris se souciant du bien-être des Parisiens, il faut faire remarquer que les rues du XVIème sont de plus en plus sales : poubelles non vidées, souvent éventrées sur les trottoirs, mégots et chewing-gums, papiers gras et surtout un retour en force des crottes de chiens. Il y a urgence à reprendre les choses en main.

S.O.S. Paris ne veut pas faire preuve d’un pessimisme excessif, mais les faits sont là.

Martine LE MOUEL
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17e arrondissement

LE PASSE REHABILITE : L'ETAT N'EST PAS UN BATISSEUR EXEMPLAIRE !

De 1987, date où l’archange sur le campanile de Saint Michel des Batignolles a été frappé par la foudre à 2007, date de sa réinstallation, vingt années se sont écoulées.

Sept ont été nécessaires aux démarches et à la réunion des fonds pour cette restauration. Emmanuel Frémiet, neveu de Rude,
ACTION ARTISTIQUE DE
LA VILLE DE PARIS

Notre bulletin s’est toujours voulu un instrument de dialogue et d’accueil de points de vue éventuellement divergents. A l’occasion de la parution de notre précédent bulletin, nous avons été particulièrement sensibles aux réactions à nos inquiétudes consécutives à la disparition de l’Action Artistique de la Ville de Paris dont les expositions et les publications faisaient l’unanimité.

Nous avons été rassurés d’entendre la Ville nous donner tous apaisements quant à la poursuite de cette politique et nous pouvons vous informer de la création d’un Comité d’histoire de la Ville de Paris, présidé par Jean Favier, destiné à encourager la recherche historique relative à Paris et à favoriser la diffusion de ces connaissances. Par ailleurs les Mairies d’arrondissement se sont vues confier l’organisation des expositions .

Olivier de Monicault

grand sculpteur contemporain du Second Empire et de la Troisième République est l’auteur de cet archange parmi d’autres œuvres situés en des lieux emblématiques de Paris (Jeanne d’Arc, place des Pyramides – la cavale flamboyante du Pont Alexandre III ou le jeune éléphant pris au piège sur le parvis du musée d’Orsay).

Finalement, pour boucler le budget, il a tout de même fallu que les habitants du quartier de la Fourche contribuent à hauteur de 24 000 Euro et la Fondation du Patrimoine de 16 000 Euro.

Le Moniteur, en septembre dernier, dans son article de plusieurs pages, a souligné qu’il n’était pas si fréquent qu’un jardin précède la naissance d’un nouveau quartier. C’est précisément l’enjeu de la création de logements et d’activités autour du parc qui a été le centre de l’enquête publique effectuée au printemps 2007. Quelles sont les préoccupations des riverains soulignées par le Commissaire-Enquêteur ?

I° La nécessaire coordination du calendrier de livraison des locaux avec celui des transports publics.

2° La hauteur des constructions. Elles vont souvent utiliser les 37 mètres autorisés par le PLU actuel, ce qui ulcère bon nombre de gens.

3° La sourde inquiétude de la pollution probable générée au nord par la ZAC d’activités (centre de tri des déchets – parc d’autocars – centrale à béton).

Bref, comment le jardin pourra-t-il compenser ces désagréments et les frustrations qui vont avec ?

Monique AMY
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HOTEL GAILLARD, PLACE DU GENERAL CATROUX

Cet hôtel original, construit par Emile Gaillard, à la fin du 19e siècle, est de style Renaissance et inspiré par les châteaux de Blois et de Gien. Banque de France, place du Général Catroux
Banque de France, place du Général Catroux© Jan Wyers
Acquis par la Banque de France en 1921, il a, jusqu’à il y a 18 mois environ, abrité une succursale de l’Etablissement.

Dans l’attente d’une nouvelle affectation, cet hôtel se dégrade et il est, actuellement, un des monuments les plus crasseux de Paris. Nous ne pouvons que souhaiter qu’il fasse l’objet d’une injonction aux fins de ravalement.

Régis de SAVIGNAC
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URBANISME

REGLEMENTATION SPECIALE
DE LA PUBLICITE
ET DES ENSEIGNES

La Commission des Sites a tenu en novembre une réunion destinée à approuver le projet de réglementation spéciale de la Ville de Paris en matière de publicité et d’enseignes. Ce projet doit permettre d’éviter les regroupements excessifs notamment au niveau du boulevard des Maréchaux et du périphérique et de protéger les zones les plus sensibles telles que les perspectives des sites classés et monuments historiques ainsi que les quais de Seine classés au patrimoine de l’UNESCO. Pour "faire court" précisons qu’il institue quatre zones de publicité restreinte recouvrant l’ensemble du territoire parisien :

- La ZPR0 (partie du site inscrit et des secteurs sauvegardés) dans laquelle la publicité est interdite. Rappelons que la plus grande partie du Paris Historique est en site inscrit et secteurs sauvegardés.

- La ZPR1 (bords de Seine et canaux) également interdite de publicité à l’exception des colonnes et des mâts porte affiches.

- La ZPR2 appliquant un régime permettant de réduire l’impact visuel dans les territoires situés entre les boulevards des Maréchaux et le périphérique (distance minimum 60 mètres).

- La ZPR3 pour le reste du territoire de la Ville où sont fixées des règles de hauteur et de distance moins contraignantes (distance minimum 25 mètres).

Ces règles impliquent heureusement un durcissement du système qui était appliqué depuis 1986. Mais c’est surtout en matière de format que ce durcissement est le plus sensible ; en effet, la
surface maximum passe de 12 à 8 mètres carrés sur le territoire parisien. Le projet propose de réduire cette surface à 2 mètres carrés à partir de 2018. Par ailleurs, au-delà des secteurs protégés, le règlement local prévoit un certain nombre de périmètres interdits de publicité dans un rayon de 50 mètres tels que les établissements scolaires ou les immeubles inscrits au PLU en application de l’article 581-4 du Code de l’Environnement. Le défilement des dispositifs d’informations mobiles est interdit entre minuit et sept heures. Enfin, la Ville de Paris souhaite interdire les dispositifs à diodes électroluminescents (type pharmacie) ou à écran plasma apposés sur un bâtiment ou scellés au sol. Les publicités lumineuses sont admises sur les toits terrasses après autorisation.

En matière d’enseignes, la couleur et l’emplacement des dispositifs sont strictement réglementés. Par exemple, les enseignes parallèles aux murs ne doivent pas être disposées sur un panneau de fond ; les enseignes électroluminescentes ou à écran plasma apposées sur un bâtiment sont interdites etc…

Ce projet qui va incontestablement dans le bon sens a soulevé l’ire des syndicats professionnels ;
DERNIERE NOUVELLE

Le Tribunal Administratif a malheureusement annulé l’arrêté préfectoral pris à la suite du vote de la Commission des Sites pour vice de forme. Il faudra donc que le projet repasse devant la Commission des Sites ou que la Cour d’Appel infirme le jugement du Tribunal Administratif.
Affaire à suivre.

ceux-ci ont déposé un recours administratif après qu’une demande de référé ait été jugée irrecevable. Ils contestent la validité de la Commission des Sites (réunie en formation publicité) et du groupe de travail constitué depuis 2003 pour modifier le règlement de 1986.

Bien qu’elle ait disposé de plusieurs voix, une forte majorité s’est dégagée en faveur du texte proposé lors du vote de la Commission. Cependant, il ne faut pas s’illusionner sur sa portée. Comme l’a remarqué le représentant du syndicat des enseignes, 95% de celles-ci contreviennent au nouveau règlement. On voit mal comment les services de la Ville pourront disposer du personnel suffisant pour constater les infractions et les sanctionner le cas échéant. Espérons toutefois que la peur du gendarme ou l’exaspération des riverains amèneront les dizaines de restaurants asiatiques entre la place des Victoires , le Palais Royal et la Bibliothèque Nationale à se montrer plus discrets dans leurs opérations de racolage.

Louis-Edmond GOUPY
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BILLET D'HUMEURS
MISCELLANEES

L’église cathodique, ses curés et ses dévots conditionnent désormais le quotidien de chacun, ce qui assure le règne de la quantité prophétisé par Guénon. La culture est devenue une obligation pour la foule. (On y inclut le foot-ball-balle dont les acteurs, pourtant, ne se servent de leur tête que pour marquer des buts). Aucun musée n’est plus accessible au flâneur, au rêveur ou au contemplatif : l’invasion numérique a tout submergé. Prenez l’exemple Arcimboldo au Sénat. Ce merveilleux peintre qui nous exhorte depuis cinq cents ans à consommer des légumes, est étouffé par les moutons de Panurge. Et pour onze Euro, le prix de dix kilos de concombres par tête, ce qui n’est pas donné. Aucun de ces ébahis ne me donnerait un sol, quand je tends la main dans la rue (pour voir), mais il gâche sa monnaie unique parce que "ça cultive".
Non loin de ce musée " sénatal " est établi, rue Bonaparte, l’Institut de Hongrie . Nos hôtes attiliens ont installé sur un banc, à la porte, la hune en bronze, femme qui attire beaucoup les enfants sortant du jardin voisin : ils se mettent sur ses genoux et les Japonais en vadrouille s’empressent de saisir une scène baroque pour leur album de souvenirs. En face, en regardant le défilé on attend avec stoïcisme un 84 porté sur le caprice circulatoire.
Vigilant tel un gardien de phare, j’ai découvert un intrus, place Saint Germain des Prés : un moineau blanc. Il mange à part, mais il est aussi vif que les autres petits moines. Je l’ai signalé en vain aux marchands du kiosque voisin, de faction durant des heures, mais ils m’ont paru peu tentés par l’ornithologie. C’est pourtant un événement insolite, un moineau blanc comme les Frères de Saint Dominique.
Les gens de mon âge sont comme les enfants, ils parlent tous seuls dans la rue, mais cela ne surprend plus personne : désormais tout le monde parle tout seul dans la rue grâce à ce génial instrument que chacun se tient pour obligé de se coller sur l’oreille et qu’on nomme l’insupportable. C’est pourtant gênant, les prothèses. Eprouvons un peu de compassion, aussi pour les jeunes sourds précoces qui ne savent se passer de ces baladeurs musicaux (?) qui les isolent dans la ville. En compensation, leur tympan subit moins l’agressivité des avertisseurs officiels : pompiers, polices, ambulances ; une baisse de diapason n’empêcherait pas qu’on les entende de loin ; en Allemagne, par exemple (pays, il est vrai, plus mélomane), les klaxonnades sont plus harmonieuses et aussi efficaces.
Je tiens à féliciter la mairie du VIIe arrondissement qui a supprimé les bancs de la rue Clerc. Ce coin de Paris réservé aux piétons autour du marché est un endroit charmant. On peut y passer de longs moments à observer le ballet insouciant (puisqu’il n’y pas de voitures) des tout petits enfants hauts comme trois pommes qui mettent un point d’honneur à aider leur mère à trimballer les provisions pour une escouade. Seulement on ne peut plus s’asseoir grâce à la décision administrative certainement prise pour dissuader les vagabonds de mon espèce. Sera-ce bientôt un délit contre la société bourgeoise d’aimer les bancs publics d’où l’on peut regarder une infinie variété d’êtres humains ?

SUPPLIQUE

Cher Nicolas, s’il te plait, quand je meurs, ne viens pas à mon enterrement. Je sais que cela relèverait d’une bonne intention mais je me défie de tes employés ; ils ont tant de zèle à te protéger préventivement, et à en rajouter dans l’apparat (que tu aimes fort, avoue-le à ton confesseur) qu’ils mettent tout un quartier en état de siège quand tu sors le bout de ton nez en ville. Et, comme j’aurai un peu de charité chrétienne ce jour-là, je penserai à mes compatriotes embouchonnés à cause de ton acte gratuit.
HOMME LIBRE = adhérent à la sécurité sociale
                  adhérent à la caisse des cadres
                  adhérent à la Capricas
                  cotisant aux allocations familiales
                  adhérent à la Sacem
                  adhérent à la Sacd
                  adhérent à la Sdrm
                  cotisant à la caisse-vieillesse-auteurs
                  adhérent à la société des gens de lettres
                  cotisant la vignette automobile
                  assuré forcé automobile et solex
(A SUIVRE. 1967)
Eric OLLIVIER
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BILLET DE MAUVAISE HUMEUR
Les artistes contemporains sont invités à déposer leur crotte (Victor Hugo dixit) au pied ou au plafond de nos monuments : l’Opéra, le Louvre, le Palais Royal et maintenant le comble, Versailles où le zèbre Buren serait appelé à compléter l’escalier Gabriel. A quand la reconstitution de l’escalier des Ambassadeurs au Centre Pompidou ou la Fontaine de Jean Goujon à la TGB ? Au nom de quoi privilégier uniquement la présence du moderne dans l’ancien ? Il est grand temps d’inverser la tendance, chers Trissotins de la culture !

Louis-Edmond GOUPY
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INTERVIEW DE MADAME CHRISTINE LAGARDE

On ne peut que déplorer les termes de l’interview accordée par Madame Christine Lagarde, notre Ministre des Finances, au journal Métro du 13 décembre. Que Paris ait vocation à être une grande place financière soit, mais vouloir installer une "cité financière" au centre de la ville, comme à Londres ou à New-York relève d’une méconnaissance complète de la configuration de notre capitale. Valéry Giscard d’Estaing avait lui-même reconnu, bien que l’idée d’une cité financière lui tint à cœur, qu’il était absolument impossible de réaliser cette ambition autour de la Bourse. Vouloir "dégager de l’immobilier pour constituer un équivalent de la City, désengorger la circulation dans la zone de périphérie de la Bourse"…relève d’une utopie que nous avons maintes fois dénoncée dans notre bulletin. Si cité financière, il doit y avoir, celle-ci ne peut être conçue qu’à la périphérie qui offre encore quelques sites envisageables. Cerise sur le gâteau, Madame Christine Lagarde espère que Paris ressemblera un jour à "Chicago où il y a une utilisation de la verticalité et de l’horizontalité très réussie" !
Elle a néanmoins été élue dans le 12è arrondissement, parachutée sur la liste de Monsieur Cavada, malgré des propos aussi irresponsables.

Louis-Edmond GOUPY
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LE MOT DU TRESORIER

Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour la trésorerie de notre association qui dépend pour l’essentiel de la fidélité de ses adhérents. Si celle-ci demeure affirmée, il lui arrive cependant de fluctuer au gré de calendriers qui laissent parfois passer la date anniversaire du renouvellement de la cotisation. Ces fluctuations malmènent malheureusement notre trésorerie. Il est vrai en revanche, et nous ne saurions trop vous en remercier, que cet aléa est atténué par une générosité accrue que nous interprétons non comme de la repentance mais comme le meilleur des encouragements à poursuivre des combats justifiés à vos yeux. Cette générosité atteste aussi que notre "cotisation de base", inchangée depuis de nombreuses années, reste modique.
C’est pour assurer les moyens et l’efficacité de nos actions qu’il importe de veiller à la régularité et la ponctualité de renouvellement des cotisations. Ceci ne peut se faire sans votre aide.
Traditionnellement le moment fort pour cette régularisation se situe en début d’année et lors de notre assemblée générale dont nous nous réjouissons de constater l’intérêt qu’elle suscite. C’est un événement dont chacun est informé, auquel tous sont conviés et qui autour d’un conférencier de qualité constitue l’anniversaire le plus évident pour la plupart d’entre vous.
Ce bulletin étant le dernier à vous parvenir avant ce rendez-vous, permettez au Trésorier de solliciter une attention plus particulière de la part de ceux qui resteraient bien involontairement en retard de leur cotisation pour 2007 ainsi que de la part de ceux qui, éventuellement non assurés de pouvoir assister à l’assemblée, entendraient néanmoins ne pas "rater" cet anniversaire en nous honorant dès maintenant de leur fidèle soutien pour 2008.
Cette fidélité, vous le savez, est le seul gage de notre audience. Elle est encore plus essentielle aujourd’hui alors que notre ville voit se profiler tant de projets impactant directement le cadre de vie de ses habitants.
Votre bulletin, largement diffusé et lu, ne laisse pas indifférent, nous l’avons constaté encore pour sa dernière parution. C’est le meilleur vecteur d’expression de vos préoccupations. Votre soutien financier régulier lui est donc indispensable. Merci de votre fidélité et de votre compréhension.
Le Trésorier, Jean-Claude MOMAL
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* * * EXPOSITIONS * * * * * * EXPOSITIONS * * * * * * EXPOSITIONS * * *

UN MUSEE A DECOUVRIR
LE MUSEE DES LETTRES ET DES MANUSCRITS
Dans la petite et étroite rue de Nesle (6e) située entre la rue Dauphine et la rue de Nevers se situe un musée original et tout à fait intéressant, sinon très spectaculaire.
Dans un hôtel du 17e entièrement rénové en 2004 se situe le Théâtre de Nesle et la galerie sur trois niveaux du musée (environ 600m2).
Cette rénovation est due à une initiative privée. Un passionné de lettres autographes qui eut l’idée de les faire découvrir au public.
Il y a une présentation permanente, classée par genre (écrivains, scientifiques, artistes) et des expositions temporaires des plus séduisantes.
Actuellement ,l’exposition " parlez moi d’amour " est tout à fait émouvante.
Lettre passionnée de Joséphine à Napoléon, de Jean Marais à Cocteau, d’Edith Piaf à Marcel Cerdan. C’est presque indiscret !
C’est fascinant de voir les écritures de personnages mythiques. Certaines écritures sont plus difficiles à déchiffrer, mais il y a la traduction.
8 rue de Nesle (métro Odéon) du mardi au dimanche.
Exposition "Parlez-moi d’amour" jusqu’au 20 avril

PARIS EN COULEURS :
des Frères Lumière à Martin Parr.
Encore une très belle exposition à l’Hôtel de Ville qui raconte Paris en utilisant l’abondante iconographie existante. Mais comme toujours cette exposition est difficile d’accès à cause de la foule (pas de réservation) et se veut trop exhaustive.
Les autochromes sont des choses merveilleuses et la fondation Albert Kahn a prêté ses trésors.
Hôtel de Ville, salle Saint Jean, jusqu’au 31 mars

* * * DES LIVRES * * * * * * * DES LIVRES * * * * * * * DES LIVRES * * *

 

 

AU PERE - LACHAISE
De Michel Dansel, Fayard, 2007, 381 p.,25 euros
Nouvelle edition revue et augmentée.

Dans notre dernier bulletin (68) nous vous signalions les problèmes de vandalisme dans les cimetières parisiens. C’est une bonne occasion d’emporter cet excellent livre-promenade qui vous apprendra beaucoup de choses.

LE MYSTERE DES TUILERIES
De Bernard Spindler, 2007, Le Rocher, 237p.
(romans des destins et lieux magiques) 19 euros.

Au moment où de chaudes discussions animent les partisans et les opposants de la reconstruction des Tuileries, voici un roman distrayant relatant " l’époque de l’attentat d’Orsini contre Napoléon III ".

QUAND PARIS ETAIT UN ROMAN :
Du mythe de Babylone au culte de la vitesse.

De Brigitte Munier, Ed la Différence 2007, 480p, 40 Euro.

Il s’agit là d’une thèse universitaire qui décrit le Paris du 19e siècle vu par les romanciers que nous connaissons. La ville est elle-même un roman chez Balzac (qui parlait de "la ville aux cent mille romans") Hugo, Zola. Et au début du 20e siècle Proust peint la fin d’une époque.

MONTMARTRE, MONTPARNASSE, SAINT-GERMAIN-DES-PRES
De JP Caracallla, 2007, Livre de Poche, 3 volumes sous coffret, 21 euros.

Rien de nouveau sur ces quartiers toujours célébrés à l’étranger, et il s’agit en plus d’une réédition de cette trilogie, mais en livre de poche. Et puis, il y a le talent de Caracalla qui vous emmène dans des promenades délicieuses.
Un cadeau sympathique.
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